PÉDOPHILIE : UNE LUEUR D'ESPOIR ?

Comme le ressac de l'océan, les attaques contre le pape se poursuivent imperturbablement. Elles détruisent, elles écrasent, elles oppriment sans même prendre en compte les faits qui s'opposent à une vision simpliste des choses.

Peut-on vraiment considérer que certaines erreurs soient involontaires ? Un prêtre a été retrouvé mort à Marseille, il y a quelques jours. Aujourd'hui, le Foreign Office britannique s'excuse pour un document officiel préconisant au pape de lancer une marque de préservatif à son effigie, de bénir une union homosexuelle ou d'inaugurer un avortoir lors de sa venue en Grande-Bretagne. chapelet.jpg La démission récente de l'évêque de Bruges pour un acte pédophile ne fait qu'envenimer les choses. Les médias se déchaînent donc contre le pape. Les insinuations les plus graves courent sur le moindre prêtre auquel il arrive quelque chose. A propos de ce prêtre mort à Marseille, l'AFP se sent obligé de préciser :

Selon l'entourage du prêtre, l'homme était dépressif, a ajouté le procureur, soulignant que «rien d'anormal dans sa vie privée ou dans son ordinateur n'a été retrouvé»

Parmi les médias le plus virulents envers le pape, se trouve notamment le site internet Slate. Réputé pour ses articles de qualité, ce média d'origine anglo-saxonne se distingue néanmoins par sa partialité et son manque de professionnalisme quand il s'agit de traiter du catholicisme et du pape. Extrêmement rares sont les interventions dédouanant le pape de l'entière responsabilité des crimes pédophiles commis sous l'autorité de certains prêtres. L'état d'esprit délétère qui s'y répand produit des articles dont les catholiques comprennent très bien la finalité : "Le pape peut-il démissionner ?" Pour clore le tout, le média préfère voir de l'humour dans la bévue diplomatique anglaise déjà mentionnée.

Dans le concert des insultes contre le pape, Act Up reprend sa vieille rhétorique antichrétienne. Après avoir violemment agressé le recteur de la cathédrale de Paris en 2005, après avoir traité le pape d'assassin, l'association homosexuelle de lutte contre le sida avoue haïr l'Église en déclarant que le Vatican est un État criminel.

Nous en avons assez des sermons haineux et homophobes et nous continuerons à mener une guerre sans merci contre cette propagande morbide. La haine de son prochain, c’est ce que nous retiendrons du Vatican

Certains choisissent de rester originaux. Ils s'intéressent alors aux femmes de prêtres, celles qui ont épousé un prêtre, et qui souvent doivent se cacher. Le festival "Le prêtre fait son cinéma" aborde ainsi la question. Derrière ces attaques, le célibat des prêtres, l'autorité de l'Église, l'autorité du pape, l'action diplomatique du Vatican et la foi catholique sont moqués, salis, traînés dans la boue pour satisfaire les plus violents des antichrétiens assumés. Le cardinal Castrillon Hoyos y voient même une campagne de la franc-maçonnerie. Rue 89 remet également en question le secret de la confession, en l'assimilant honteusement à une sorte de "secret professionnel" alors qu'il s'agit avant tout du secret de l'âme, du rapport intime de la personne avec Dieu.

Tout le monde se laisse aller. Puisque les catholiques ne sont pas violents et ne ripostent pas, les journalistes et les caricaturistes ne posent plus aucune limite à l'opprobre publique. La conférence des évêques de Suisse a réussi à faire retirer une caricature particulièrement violente envers le pape. Plantu laisse libre cours à son inspiration antichrétienne.

La réaction catholique n'intéresse pas. Les médias n'y prêtent pas attention, comme si ces gestes ne signifiaient rien. Le pape a écrit une lettre ouverte aux évêques irlandais, faisant ainsi profiter l'ensemble des chrétiens de la richesse des enseignements de l'Église sur ce qu'il est bon de faire contre la pédophilie. Il incite notamment les coupables à se dénoncer publiquement aux autorités. Il a rendu hommage aux victimes des abus, et n'a pas hésité à les recevoir pour leur présenter les excuses officielles de l'Église. De même, les différents rapports montrent maintenant que l'Église est moins touchée par la pédophilie que les autres institutions encadrant les enfants (cf notre article). Plusieurs évêques ont ainsi été contraints de démissionner. pape.jpg Mais peut-être les choses sont-elles en train de changer. En effet, l'affaire Polanski ainsi que la polémique récente sur Frédéric Mitterrand laissent à penser qu'il existe deux poids deux mesures dans le traitement médiatique de la pédophilie. C'est ce qui explique le parallèle analysé par Rue 89 entre l'affaire Polanski et le pape, à l'avantage du pape. Le lecteur attentif sait également que Google vient d'être condamné au Brésil pour diffamation ; l'entreprise avait laissé passer un commentaire insinuant sur le réseau social Orkut qu'un prêtre identifié était pédophile. Rue 89 a également invité récemment Vincent Aubin, philosophe catholique, pour exprimer son point de vue sur la crise actuelle de l'Église. Le compte-rendu de Rue 89 est fortement teinté d'un scepticisme peu respectueux, mais l'intention reste louable.

Mais les faits sont décidément têtus. Ils révèlent finalement que chacun adore son Dieu. Il faut attendre le scandale pédophile du joueur de football Franck Ribéry, coupable d'avoir eu des "relations tarifées" avec une mineure pour que Slate.fr s'interroge soudainement sur les conditions légales qui permettent de condamner un acte pédophile.

L'hypocrisie est à son comble. Et les médias risquent de s'enfoncer encore dans le discrédit.

BENOIT XVI SOUS LE FEU DES PUBLICITES

La vague d'antichristianisme qui sévit actuellement en Europe et en Amérique n'épargne pas l'économie, qui cherche à profiter du phénomène pour imposer des produits peu soucieux de respect des chrétiens. Pour assurer une large publicité à des objets divers, des entreprises mettent en avant un argument particulièrement trompeur : l'antichristianisme. Celui-ci est devenu une mode, une façon d'afficher son esprit politiquement correct tout en se revendiquant d'une "révolte" sans risque. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" dit le proverbe. C'est un peu le cas des antichrétiens, qui ne craignent évidemment aucune réaction des catholiques. La victoire est facile et le triomphe immodéré.

Ainsi peut-on trouver des adresses de sites de vente d'objets sexuels associées au nom de Benoît XVI : http://www.benoitxvi.net (le lien n'est donné qu'à titre de preuve, mais le contenu est déconseillé aux catholiques tant il offense les bonnes mœurs). On peut également citer les T-shirts anti-Benoît XVI, vendu par Le Post, propriété du journal Le Monde. Ces perversions sévissent alors que le pape est innocent des crimes dont on l'accuse. Les faits sont suffisamment parlant pour cela.

Benoît XVI est bien malgré lui un argument de vente. Caritas in Veritate est l'encyclique du pape qui a le mieux dénoncé les dérives de la finance et les défauts d'une société basée sur l'argent. Les polémiques contre le pape ne font qu'alimenter cet esprit mercantile et bassement publicitaire. L'anti-christianisme s'affiche désormais comme un œillet à la boutonnière. "J'insulte le pape, Monsieur" est une manière de faire montre de sa respectabilité. Ce type de campagne fait régulièrement son apparition à l'occasion des controverses.

Ces insultes sont aussi les défauts d'une société à la dérive, où la liberté d'expression et la vérité subissent de violentes attaques.

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LYCANTHROPE RICANEUR DANS UNE EGLISE

Ainsi est représenté le Christ en croix dans l'église désaffectée Sainte Anne, dans le centre de Montpellier. Malgré la conservation de tous les parements traditionnels au culte, Stéphane Pencréac'h expose une Annonciation, une Déposition, plusieurs versions du Déluge, un Trône céleste, des vanités au sein d'une collection nommée La Passion.

C'est là la seconde raison de s'intéresser à cette "Passion" : non seulement elle démontre l'inventivité et la puissance d'expression de Pencréac'h, mais elle pose à sa manière, plutôt vive, la question de la religion aujourd'hui. Il suffisait de regarder les nombreux visiteurs, au lendemain du vernissage, et d'écouter leurs propos pour s'en convaincre. Les uns faisaient quelques pas et ressortaient aussitôt, visiblement offusqués par ce qu'ils n'avaient pourtant qu'entraperçu. Les autres, passé le premier moment de stupeur, visitaient avec une attention que l'on observe rarement. L'art peut donc encore faire réagir. C'est une bonne nouvelle.

L'art peut aussi dégoûter les visiteurs, comme l'écrit si bien le journaliste.

Source : Le Monde

QUAND TÉMOIGNENT LES JOURNALISTES

Patrick Kéchichian a signé hier sur Rue 89 un excellent article qui prend la défense de l'Église. Il a signé le texte "Appel à la vérité" lancé par des capitaines d'industrie, des leaders d'opinion, des intellectuels et des journalistes. Effet de la défense des catholiques ou mauvaise conscience de certains journalistes, il décrit l'Église avec justesse, au-delà des caricatures quotidiennes.

Les révélations en cascades sur les affaires de pédophilie un peu partout dans le monde, et cette semaine encore en France, donnent lieu à un certain traitement par la presse -ou une partie de la presse.

De multiples affaires, en des lieux différents, à des dates diverses, à divers degrés de gravité, deviennent, sur le mode journalistique du feuilleton, UNE affaire : celle de la pédophilie dans l'Église catholique.

Ce traitement est-il mesuré ? Prend-il en compte l'ensemble des données ? Fait-il justice à une réalité multiple ? Écoute-t-on de la même oreille tous les protagonistes ? Assurément non.

A partir de ces affaires, beaucoup de commentateurs, relayés par des caricaturistes, ont-ils émis des jugements outrageants et péremptoires ? En ont-ils tiré des conclusions définitivement négatives sur l'Église catholique et sur son chef, le pape ? Assurément oui.

Il ne s'agit pas de pointer les manquements ou les fautes de la presse en général : ce serait faire, en miroir, la même chose qu'elle : UNE affaire.

Il s'agit simplement, par la parole, une parole claire et mesurée, forte au milieu des invectives et des amalgames, d'en appeler à la vérité. C'est le sens de ce benoit-xvi.1239697843.jpgtexte volontairement bref (l'« Appel à la vérité », ndlr) qui ne glose pas, qui dit en peu de mots, non pas l'appartenance à un parti, à une corporation, mais une confiance dans la foi et l'amour. Ce ne sont pas les victimes qui crient le plus fort

Ce n'est pas à une institution que nous adhérons. De celle-là et de ses prêtres, nous savons bien la faillibilité, le péché. C'est à la foi et à l'amour dont l'Église, à nos yeux, est et demeure, par le Christ, la dépositaire.

Dire cette foi et cet amour à l'instant même ou s'affirme le scandale de la pédophilie -du non-amour absolu- et l'indignité de certains ecclésiastiques, est le défi que nous devons, dans la douleur, dans la compassion, mais pas dans le doute, relever.

Remarquons-le : ce ne sont pas les victimes qui crient le plus fort. Elles, elles demandent légitimement justice et réparation. Les cris et les invectives viennent d'ailleurs, de ceux qui s'improvisent accusateurs publics et rêvent de faire eux-mêmes justice.

Qualifier le procès d'expéditif est un euphémisme : on décrète une culpabilité forcément collective, conséquence directe de l'organisation hiérarchique de l'institution ecclésiale.

Mais dénoncer ces amalgames et cette négativité ne suffit pas.

Il faut encore donner de la voix, ne pas la laisser recouvrir par la rumeur, la malveillance systématique, la brutale moquerie, l'appel au lynchage. Et en même temps, il faut refuser de se retrancher, loin de la plainte et de la souffrance des victimes, derrière les hauts murs d'une forteresse assiégée…

Car quoi qu'on dise, quoi qu'on répète à l'envi, l'Église est ouverte sur le monde, elle est à son écoute, plus qu'aucune autre institution humaine. Ses règles et ses lois, sa tradition, ne visent pas au maintien de quelque hégémonie ou pouvoir qui s'exercerait en sa propre faveur.

Conformément à l'enseignement de saint Paul, c'est sa faiblesse même qui est sa force. De même, elle ne prétend pas, sur le plan humain, à un savoir absolu, mais en revanche, elle sait que sa vocation est entièrement tournée vers le Bien, pas le sien mais celui de l'homme. La comparaison avec l'antisémitisme n'est pas la position de l'Église

Elle sait sur quelle pierre elle est bâtie, selon quelle Révélation et selon quelle parole de vérité elle vit et agit.

Cette vie et cette action ne sont pas à l'abri du Mal, sous toutes ses formes.

Pas non plus à l'abri des paroles hâtives, comme celle de ce prédicateur de la Maison pontificale, établissant un désolant parallèle entre les attaques contre l'Église dans les affaires de pédophilie et l'antisémitisme, dans son homélie lors de la messe de la Passion.

Depuis, le Vatican a précisé que ces paroles ne pouvaient en aucun cas définir la position de l'Église et l'auteur de ces paroles, le père Catalamessa, s'est excusé. Mais les lois de l'emballement médiatique sont rudes, intangibles : on retiendra à charge le faux-pas et on oubliera les mises au point…

Ce qu'on nomme la « sainteté » de l'Église se manifeste, comme le soulignait le père Varillon, en ceci qu'elle ne redoute pas d'être souillée par le contact des pécheurs.

« Si elle les fuyait, si elle tendait à se constituer, loin d'eux, en communauté des prédestinés, elle ressemblerait plus aux Pharisiens qu'à Celui qui, pour cela même, les fustigea. »

L'Église n'est ni aveugle, ni naïve

Appartenir à l'Église du Christ, c'est savoir (apprendre) que cette Église n'est pas une communauté de « parfaits ». Et que d'ailleurs, elle ne s'est jamais prétendue telle.

L'Église est donc cet espace où le mal, en tous ses visages, en tous ses masques, est repéré, connu, reconnu, condamné. Le silence qui a pu prévaloir, en certains lieux, à certains moments, ce silence qui est si violemment et si clairement récusé par le pape (et par les évêques de France), contredit cette connaissance.

De grâce, que l'on fasse crédit à l'Église de n'être ni sotte ni naïve, ni aveugle !

De fait, Le Monde a publié un article, repris par le Journal du Dimanche, signalant la réaction de la blogosphère catholique. Il vaut le coup d'être lu, car il montre bien que l'entreprise de dénigrement du pape et du célibat sacerdotal n'a pas pris sur les catholiques. Dernièrement, après le pape et le prédicateur de la Maison Pontificale, c'est le prieur de Bose qui appelle à ne pas se laisser tourmenter par les alarmes antichrétiennes. Enfin, relayé par Marianne 2, le blogueur Antidote signe l'appel à la vérité et explique pourquoi, en soulignant les contradictions du monde moderne.

APPEL A LA VÉRITÉ

L’appel

Les affaires de pédophilie dans l’Église sont, pour tous les catholiques, une source de peine profonde et de douleur extrême. Des membres de la hiérarchie de l’Église ont eu, sur certains dossiers, de graves manquements et dysfonctionnements, et nous saluons la volonté du pape de faire toute la lumière sur ces affaires.

Avec les évêques, et en tant que membres de la même Église, les laïcs catholiques assument le poids des crimes de certains prêtres et des défaillances de leurs supérieurs ; ils se rangent résolument, ainsi que le Christ invite à le faire, du côté de ceux qui souffrent le plus de ces crimes, c’est-à-dire les victimes, tout en priant pour les coupables.

Quant à nous, nous souhaitons de tout cœur que toute la vérité soit faite et qu’avec le concours de tous les hommes et femmes de bonne volonté, il soit débattu sereinement et fraternellement, dans l’Église catholique, de tout ce qui a pu rendre possible ces offenses portées aussi au Christ.

Dans le même temps, nous regrettons l’emballement et la surenchère médiatiques qui accompagnent ces affaires. Au-delà du droit à l’information, légitime et démocratique, nous ne pouvons que constater avec tristesse, en tant que chrétiens mais surtout en tant que citoyens, que de nombreux médias dans notre pays (et en Occident en général) traitent ces affaires avec partialité, méconnaissance ou délectation. De raccourcis en généralisations, le portrait de l’Église qui est fait dans la presse actuellement ne correspond pas à ce que vivent les chrétiens catholiques.

Tout en redisant notre horreur devant le crime de prêtres pédophiles et notre solidarité envers les victimes, nous appelons les médias à une éthique de responsabilité qui passerait par un traitement plus déontologique de ces affaires. Les phénomènes d’emballement médiatiques ne sont pas réservés, et de loin, à l’Église ; mais nous sommes fatigués et meurtris de cet emballement-là. Nous pensons à tant de prêtres qui portent avec courage, et parfois dans la solitude, le message du Christ.

Nous sommes avec eux.

Nous saluons la lettre des évêques de France au pape Benoît XVI, et souhaitons voir l’Église catholique sortir avec sérénité et responsabilité de cette épreuve douloureuse.

Cet appel a été lancé à l’initiative de François Taillandier (écrivain), Frigide Barjot (parodiste), Natalia Trouiller (journaliste et blogueuse), Koz (blogueur et avocat), François Miclo (philosophe).

Pour signer l'appel, suivre le lien suivant.

LE PAPE NE SE LAISSE PAS INTIMIDER

Benoît XVI a fait savoir dimanche qu'il n'entendait pas se laisser déstabiliser par les "intimidations" et "jacasseries", alors qu'il est plongé dans une polémique avec le scandale des cas pédophilie au sein de l'Église. La foi en Dieu aide à "avoir le courage de ne pas se laisser intimider par les jacasseries médiocres de l'opinion dominante", a déclaré le pape de 82 ans lors d'un sermon devant des dizaines ces révélations sur les abus sexuels mais y a clairement fait allusion. A la veille de la Semaine sainte, il a déploré que l'homme "tombe parfois au plus bas et vulgaire niveau" et "sombre dans le marécage du péché et de la malhonnêté".

Source : Le Journal du Dimanche

AFFAIRE MURPHY : LES MEDIAS SE DISCRÉDITENT

Revenir, repasser, retraiter et réaffirmer péremptoirement que le pape est coupable pour le faire abdiquer ("démissionner" disent-ils). Benoît et moi (ici et ), Média et Évangile ainsi que Unitas ont pourtant dévoilé les non-dits de cette affaire : non seulement la justice civile américaine avait libéré le prêtre dans les années 1970 pour manque de preuves, mais en plus les diocèses et archidiocèses impliqués avaient sans cesse tenté de le poursuivre pour lui ôter toute dignité ecclésiastique. Le délai de prescription ainsi que la santé et les irrégularités juridiques ont empêché sa condamnation. La Congrégation pour la Doctrine de la Foi a néanmoins recommandé de l'assigner à résidence en minimisant ses activités pastorales.

Toutes les preuves sont dans les liens donnés par le New York Times. Curieusement, aucun média ne se donne la peine d'aller vérifier les sources. Plus que pape.jpgl'insulte faite aux catholiques, c'est bien l'amateurisme des journalistes qui choque. Le New York Times donne une interprétation des faits, et tous les journalistes la reprennent sans vérifier. La désinformation est à son comble.

Ce prétexte est savamment utilisé pour exiger l'abdication du pape. Là-dessus, certains médias font le décompte des méfaits ecclésiastiques dans le domaine de la pédophilie. D'autres, parce que les catholiques ont réussi à faire passer le message que le célibat n'avait rien à voir là-dedans, remette en cause la "toute-puissance" de l'Église. Les rares articles qui défendent la position de l'Église ne sont bien souvent que des cache-misères noyés sous le flot des articles antichrétiens. Certes, Le Monde a publié de ce point de vue des articles particulièrement remarquables. Mais l'ensemble des médias ne sont pas aussi objectifs.

Le plus effrayant est que le discrédit que les journalistes jettent sur leur propre profession dessert considérablement le combat des victimes de la pédophilie. Les victimes des abus sexuels de professeurs ou de pédopsychiatres sont beaucoup plus nombreuses et pourtant elles ne sont pas entendues. Les médias exigent des sanctions pour les prêtres, mais ils n'exigent rien pour les professeurs ou les pédopsychiatres. Il y a deux poids, deux mesures dans le traitement des affaires de pédophilie, qui apparaissent désormais comme autant de prétexte pour abattre le pape. La pédophilie est instrumentalisée pour servir la cause antichrétienne, au dépens des victimes de la pédophilie.

Si vous souhaitez avoir plus de détails sur les affaires de pédophilie, n'hésitez pas à consulter dans notre rubrique "A retenir" l'article Pédophilie : l'Église dans la tourmente.

MANIPULATION AUTOUR D'UN PRÊTRE PÉDOPHILE POUR ATTEINDRE LE PAPE

Les affaires de pédophilie se poursuivent, et rebondissent avec une "révélation" du New York Times, qui donnerait à tous les médias (Le Monde, Le Figaro, Slate.fr, Le Point, New York Times) l'élément qui leur manquerait pour impliquer le pape Benoît XVI : l'absence de réponse du cardinal Ratzinger à une lettre envoyée par un prêtre pédophile en cours de jugement, en Amérique. L'absence de réponse signifie donc pour nos grands médias nationaux que le futur pape "a couvert" les actes de pédophilie d'un homme mort deux ans après avoir écrit. Plusieurs archevêques étaient au courant.

Le Point explique :

Dans sa réponse transmise au quotidien et rendue publique jeudi matin au Vatican, le père Federico Lombardi souligne notamment que la Congrégation n'a été saisie "pour la première fois" qu'"à la fin des années 1990, après que plus de deux décennies se sont écoulées" depuis la révélation des abus aux responsables du diocèse et à la police. Le père Lombardi rappelle par ailleurs que les autorités civiles américaines ont enquêté sur le père Murphy dans les années 1970, suite aux accusations de ses victimes, mais que ces enquêtes ont été abandonnées.

"Il est important de souligner que la question canonique présentée à la Congrégation n'avait aucun lien avec une quelconque procédure civile ou pénale contre le père Murphy", souligne le texte, selon lequel le Vatican n'a été saisi que parce qu'il s'agissait d'"une violation du sacrement de la pénitence", certains abus ayant été commis dans un confessionnal. "Étant donné que le père Murphy était vieux, en mauvaise santé, qu'il vivait en réclusion et qu'il n'y avait eu aucune information sur d'éventuels abus au cours des 20 dernières années, le Congrégation pour la doctrine de la foi a suggéré à l'archevêque de Milwaukee d'envisager de restreindre les activités religieuses du père Murphy et de demander au religieux d'accepter la pleine responsabilité pour la gravité de ses actes", poursuit le Vatican.

Or le problème est plus compliqué : l'archidiocèse de Milwaukee avait entamé une procédure contre le révérend Murphy pour "sollicitations", dont l'issue devait être la perte de la dignité ecclésiastique. Le révérend écrivit à la Congragation de la Doctrine pour la Foi afin d'obtenir l'arrêt des poursuite.

Ces faits, ce sont ceux que rapportent une partie des médias.

L'absence de réponse du cardinal Ratzinger, mise en parallèle avec l'arrêt des poursuites peu de temps plus tard, suffisent aux médias pour dire que le pape "a benoit-xvi.1239697843.jpgcouvert" les actes pédophiles du prêtres. Dans la lettre, il déclare effectivement vouloir passer ce qui lui reste de vie "dans la dignité du sacerdoce". Partiaux et partiels, les médias s'arrêtent là. Pourtant le prêtre ne repose pas son argumentation sur cette seule phrase. Que le lecteur juge par lui-même :

"I ask for the Congregation for the Doctrine of the Faith declare the decree of citation by the Diocese of Superior invalid. The accusations against me were for actions alleged to have taken place over twenty-five years ago. This goes against the 1962 Norms (NDLR : Crimen Sollicitationis) which state that an action must be brought within one month of the alleged solicitation."

Si la prescription n'existe pas pour la justice américaine, elle existe bien pour les tribunaux ecclésiastiques. A plusieurs reprises, l'archidiocèse de Milwaukee a poursuivi ce prêtre pour lui ôter la dignité ecclésiastique, la première fois pour les faits en eux-mêmes, la seconde pour les avoir parfois commis dans un confessionnal, allant jusqu'à remplacer le Diocèse de Superior dans ce rôle. Mais, en raison de la prescription, le tribunal ecclésiastique ne pouvait juger les faits 25 ans après. Le pape actuel est donc probablement moins impliqué dans la décision d'arrêter les poursuites que le tribunal ecclésiastique de l'époque, car l'accusé était cité pour des faits excédant la durée de prescription.

Il est curieux de voir que les médias les plus enclins à critiquer aux USA l'absence de délai de prescription comme une entorse aux droits de l'homme soient aujourd'hui incapables de le reconnaître à un tribunal ecclésiastique. La reconnaissance des droits des accusés devraient pourtant être une valeur importantes des médias défendant la démocratie.

De ceci, nous pouvons conclure que trois archevêques comme le cardinal Ratzinger étaient au courant de cette affaire, mais qu'ils ne pouvaient rien faire. Il suffit de lire la lettre du prêtre pour se rendre compte que sa hiérarchie a tenté de le poursuivre à plusieurs reprises, usant pour cela d'artifices juridiques. Le New York Times ment en déclarant que les autorités civiles n'étaient pas au courant ; elles l'étaient depuis les années 60, mais elles n'avaient pas trouvé de preuves suffisantes pour condamner le prêtre. Plutôt que de citer le prêtre devant un tribunal canonique qui ne peut condamner qu'à la perte de la dignité ecclésiastique, le Vatican donna des recommandations pour que l'accusé soit isolé et que ses activités religieuses soient suspendues.

Aussi injuste que partiale, l'attaque fait néanmoins des dégâts. A tel point que désormais Le Monde rappelle les faits qui troublent l'Église de France, en expliquant pourquoi les Français sont moins touchés. Mais il n'y a aucune remise en cause de l'amalgame pédophile fait au dépens des prêtres honnêtes, qui concernent encore 98% du clergé. Un article qui sous entend de manière à peine voilé que les prêtre étaient pédophiles avant la laïcité, avant que le gouvernement ne mette l'Église au ban de la société. Un article qui tend à justifier a posteriori les violences commises à l'égard des catholiques pendant de nombreuses années, sous l'effet du laïcisme de certaines institutions.

"La laïcité à la française se caractérise aussi par une suspicion du religieux, un contrôle social et étatique sur l'Église, juge le sociologue des religions Olivier Bobineau. Perdant de sa sacralité, le clerc a perdu de son autorité et de son pouvoir, y compris de son pouvoir sexuel." Cette spécificité française se révèle pourtant à double tranchant, si l'on en croit Philippe Portier, spécialiste des religions à l'École pratique des hautes études (EPHE). "S'il n'y a pas encore eu de vagues de dénonciations massives, c'est parce qu'il n'y a pas en France, du fait même de la forte sécularisation, de mouvement de contestation virulent au sein de l'Eglise."

En outre, les internats catholiques ont continué de fonctionner, comme les petits séminaires, qui accueillaient les futurs prêtres jusque dans les années 1970. "Les hommes qui ont fréquenté ces endroits disent aujourd'hui avec un haussement d'épaules : "On savait bien qu'il fallait faire attention"", rappelle Christine Pedotti, l'une des responsables de la Conférence de baptisé(e)s, association de fidèles critiques vis-à-vis de l'institution. Et les cas avérés de violences sexuelles ne se limitent pas aux établissements scolaires, mais se retrouvent aussi chez les prêtres en paroisse.

Une chose en tout cas est sûre : depuis le traumatisme suscité dans l'Église de France par la condamnation à dix-huit ans de prison de René Bissey, un prêtre pédophile de Caen, puis par la peine de prison avec sursis infligée à son évêque, Mgr Pierre Pican, pour non-dénonciation en 2000 et 2001, des progrès ont été réalisés par l'épiscopat français en termes de formation et de gestion de ces affaires. Dès 2000, les évêques ont posé leur doctrine : "Les prêtres qui se sont rendus coupables d'actes à caractère pédophile doivent répondre de ces actes devant la justice. L'évêque ne peut ni ne veut rester passif, encore moins couvrir des actes délictueux." "Les courriers de dénonciation ne finissent plus à la poubelle", assure M. Schlegel.

En 2002, la Conférence des évêques de France a publié un livret, Lutter contre la pédophilie, qui fait toujours autorité. Il détaille les définitions de la pédophilie, les pistes pour détecter des comportements à risque, les moyens pour saisir la justice ou la nécessité de briser la loi du silence.

"Depuis longtemps, les séminaires français dispensent une formation intégrale : humaine, intellectuelle, théologique et pastorale", rappelle aussi Mgr Giraud. "Après 2000, on a accentué les formations sur la définition de la pédophilie, de l'éphébophilie, sur les infractions sur mineurs. Les séminaristes ont apprécié qu'on appelle un chat un chat, qu'on parle des victimes sans pour autant que l'on tombe dans un climat de suspicion générale", insiste l'évêque.

FOUSSERET : UN CIMETIÈRE PROFANÉ

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Une trentaine de vieilles tombes vandalisées par des mains anonymes, voilà le triste spectacle qu'a découvert un habitant du Fousseret venu faire une visite au cimetière. Aussitôt prévenu le maire, Alain Condis, a prévu de déposer plainte auprès de la gendarmerie. C'est la première fois qu'un tel évènement se produit dans la bastide commingeoise et tout le monde s'interroge sur l'identité des acteurs de ces faits délictueux et profanateurs.

Source : La Dépêche

LE CARDINAL BERTONE FUSTIGE LA MONTÉE « L’ANTICHRISTIANISME » EN EUROPE

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Le cardinal Tarcisio Bertone, a prononcé une homélie abordant les thèmes de l'Europe, lors de la messe qu'il a célébrée ce dimanche 21 mars à l'abbaye du Mont-Cassin, à l'occasion des célébrations en l'honneur de Saint Benoît de Nursie, patron de l’Europe qui constitue aujourd'hui encore « une référence pour l'unité de l'Europe, et un puissant rappel des racines chrétiennes, incontournables, de sa culture, et de sa civilisation ».

Avant la célébration, le secrétaire d'Etat a évoqué la « Règle » de saint Benoît, « gardien de la justice, de la paix, de la fraternité pour l'Europe d'aujourd'hui, et pas seulement » : il est aussi un modèle pour les pays en conflit, au Moyen Orient et en Afrique où les populations sont continuellement martyrisées.

Devant la communauté monastique, les autorités politiques et administratives italiennes, le cardinal Bertone « a dénoncé un manque généralisé d'éthique et la diffusion, en Europe, d'attitudes antichrétiennes radicales ». Saint Benoît et ses moines ont su dès le début, a insisté le cardinal, « se faire bâtisseurs et gardiens de la civilisation » et, « à notre époque, marquée par une évolution culturelle rapide, il est urgent de prendre conscience des nouvelles exigences et de répéter l'adhésion à des valeurs permanentes ».

AGRESSION D’UN COUPLE CHRETIEN DANS LA CATHÉDRALE DU HAVRE

Un couple de paroissiens havrais, âgés de 80 ans, a été sauvagement agressé lundi matin peu avant 8h dans la cathédrale Notre-Dame du Havre (Seine-Maritime).                                Ce couple de chrétiens engagés vient quasiment chaque jour de la semaine à la cathédrale, nettoyer bénévolement l’édifice religieux et faire le compte de l'argent des quêtes. Mais ce lundi, ils sont tombés nez à nez avec un voleur en train de piller les troncs de l’église. Ce dernier, armé d’un couteau, a menacé le couple afin d’obtenir les clés du coffre de la sacristie et comme le couple refusait de les lui donner, il l’a agressé.

C'est un passant qui, voyant le voleur présumé s'enfuir avec un sac, est entré dans la cathédrale et a découvert les deux octogénaires en sang. La femme, âgée de 80 ans, est grièvement blessée. Elle souffre de plusieurs fractures et de multiples plaies aux mains, son pronostic vital est engagé. Son mari, âgé de 81 ans, a eu le crâne entaillé. Hier après-midi le couple se trouvait toujours à l'hôpital et n'avait pu être auditionné.

Plusieurs portes de la cathédrale ont été abîmées, certaines fracturées et une statuette de Saint Yves a été dérobée. « S'acharner sur des personnes vulnérables est très grave », dit bouleversé l'abbé Golfier curé de la paroisse Saint-Yves de la Mer. « Je ne peux être que choqué. Nous subissons des vols dans des sacristies, des presbytères, mais jamais avec une telle violence. Voilà des années que nous invitons les curés à la plus grande prudence par rapport aux fonds et à leur transport », souligne l'abbé Marcel Maurin, vicaire général du diocèse, qui seconde l'évêque Monseigneur Michel Guyard.

Ces dernières semaines, deux vols par effraction ont eu lieu en l'église Saint-Vincent, près de la plage du Havre. L'église Saint-Augustin, dans le quartier de l'Eure, a aussi été victime d'une visite de mauvaise intention récemment. La police judiciaire mène l'enquête afin de retrouver l’agresseur qui a pris la fuite.

Des profanations d'églises ont eu lieu, des objets sacrés du culte ont été volés et des paroissiens âgés venus rendre service à la cathédrale du Havre ont été violemment agressé ! Unitas attend des pouvoirs publics une sévère condamnation de ces actes antichrétiens.

MGR DUBOST PARLE ALORS QU'UNE NOUVELLE PROFANATION A LIEU

Au moment où Mgr Dubost, qui s'était fait connaître en criant sa colère après la profanation de l'église de Morangis, écrit et explique sa réaction dans Valeurs Actuelles, nous apprenons la profanation de l'église de Penhars, non loin de Quimper. Les hosties ont été répandues sur les sol. Seuls un micro et un lecteur de cassette ont été emporté. Les voleurs étaient apparemment à la recherche de numéraire. Cette grave profanation a donné lieu à une plainte.

Un acte intolérable pour l'abbé qui a découvert le cambriolage vendredi au petit matin. Hier, l'homme d'église était encore sous le choc. «Je suis démoli. Le vol, oui, mais que l'on insulte notre lieu de prière, que l'on ait un comportement indigne à l'égard d'un lieu de culte, alors là, non. Cela a été fait dans le lieu crucial d'une église, le point névralgique, le site le plus sacré. C'est vraiment désolant, c'est une honte pour notre paroisse, une atteinte à l'essence même de ma mission. C'est une insulte pour tous les gens qui venaient ensuite à l'église pour un enterrement, un affront à la population».

Elle rend d'autant plus importantes les paroles de Mgr Dubost, qu'Unitas vous invite à lire sur le site de Valeurs Actuelles : "Protégeons le Corps et le Sang du Christ".

Source : Penhars Info

LE PAPE N'EN FERAIT PAS ASSEZ !

Chaque jour la polémique prend plus d'ampleur. Sous le feu des critiques, le pape a publié une lettre pastorale à l'attention du clergé irlandais. Le clergé allemand la prend également pour un "avertissement". Alors que de nombreux articles (Le Monde, Slate.fr) reconnaissent que le pape s'adresse bien aux victimes en exprimant la honte de l'Église.

Puisant dans un vocabulaire ecclésial, il évoque "de graves péchés commis contre des enfants sans défense" avant d'insister sur la nécessité "d'assurer la protection des enfants contre de tels crimes". Son diagnostic est sévère et il balaye les différentes causes, internes et externes à l'institution, qui ont conduit selon lui à "la crise actuelle". Il réserve sa charge la plus dure à ses "frères évêques" irlandais sans remettre en cause directement la gestion de ces scandales au plus haut niveau de l'institution catholique. Quant aux mesures envisagées pour trouver "le chemin de guérison, de renouveau et de réparation" et éviter la reproduction de tels actes, elles passeront par des "visites apostoliques" dans des diocèses et des congrégations d'Irlande, autrement dit, des enquêtes diligentées par le Vatican lui-même.

Le pape s'adresse tour à tour aux victimes, à qui il exprime sa "honte" et son "remord", se déclarant "sincèrement désolé". S'il comprend leur difficulté à "pardonner et à se réconcilier avec l'Église", il leur assure "prier" pour qu'ils parviennent à "redécouvrir l'amour infini du Christ". Les prêtres et religieux coupables d'abus devront répondre de leurs fautes "devant Dieu tout-puissant ainsi que devant les tribunaux constitués à cet effet". "Vous avez jeté la honte et le déshonneur sur vos confrères" leur reproche le pape. "En même temps que le dommage immense causé aux victimes un grand dommage a été perpétré contre l'Église et la perception publique du sacerdoce". Toutefois leur rappelle-t-il, "le repentir sincère ouvre la porte au pardon de Dieu".

Il a également des phrases très dures pour les coupables. «La justice de Dieu exige que nous rendions compte de nos actions sans rien cacher. Reconnaissez ouvertement vos fautes, soumettez-vous aux exigences de la justice, mais ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu» écrit-il. Il reconnait les dysfonctionnement institutionnels qui permirent la "loi du silence" épiscopale autour des actes pédophiles.

De nouvelles sanctions sont attendues. Le pape ne craint pas de mettre en cause le fonctionnement de l'institution en général: il déplore les «procédures inadéquates» de l'Église pour déterminer l'aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse, les lacunes dans la formation donnée par les séminaires et les noviciats et même cette «préoccupation déplacée pour protéger la réputation de l'Église et pour éviter le scandale».

En Irlande, le cardinal Sean Brady estime que cette lettre pourrait consacrer la renaissance de l'Église d'Irlande. "Prions pour que la lettre pastorale de Sa Sainteté le pape soit le commencement d'une grande saison de renaissance et d'espoir dans l'Église irlandaise, sous la protection de la bienheureuse Vierge Marie". La lettre du pape doit être lue aujourd'hui dans toutes les églises d'Irlande.

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Mais les excuses officielles et la honte de l'Église ne suffisent pas à certains. Les associations de victimes ne se disent pas satisfaites ; elles réclament que le Vatican s'humilie au point de se dire coupable, alors que les évêques sont bien plus responsables de la crise qui survient. Aucune preuve ne vient affirmer que le pape ait été concerné par ces scandales, et pourtant certains articles se permettent ouvertement d'en douter. Les victimes, ou certains journalistes - on ne sait plus très bien - souhaitent enterrer l'Église sous la honte et sous le remord, le tout associé à des photos dégradant l'image du pape.

Quelques jours après les dernières révélations sur la complicité constante du Vatican dans le scandale actuel -interminable d'ailleurs- de viols d'enfants, un porte-parole du Saint-Siège a fait une concession maquillée en démenti. Il est clair, a déclaré le révérend Federico Lombardi, que l'on se donne du mal pour «trouver des éléments qui permettraient d'impliquer personnellement le Saint-Père dans des affaires d'abus sexuels». Il a bêtement ajouté: «Ces tentatives ont échoué».

"Complicité constante" ? Le Vatican donne des directives depuis le début du XXe siècle (voir le paragraphe sur le document Crimen Sollicitationis) pour que les actes pédophiles soient dénoncés auprès de la hiérarchie et, s'il le faut, auprès des autorités publiques. Le journaliste qui publie cet article laisse ostensiblement tomber toute objectivité. Cet article issu de Vanity Fair ne prouve rien, ne démontre rien, rappelle des faits sans les expliquer et préfère prendre la rumeur pour la vérité (par exemple, les accusations portées contre le cardinal de Boston, finalement innocenté). L'amateurisme de Vanity Fair et ses parti-pris laisse le lecteur dans l'ignorance totale de ce qui se passe dans les autres institutions, comme l'école publique, dénigrant ainsi la souffrance d'une grande partie des victimes de la pédophilie. Ces articles ne font aucune différence entre la violence physique (claques, etc...) et les attouchements ou abus sexuels. Ces deux faits sont rassemblés en une seule et même accusation, dirigée contre le pape. Il ressort de vieilles affaires, en les associant à d'autres que le pape a désormais réglé, comme le cas du père Martial Maciel, fondateur des légionnaires du Christ.

LETTRE PASTORALE DE BENOIT XVI AUX CATHOLIQUES D'IRLANDE, SUITE AUX AFFAIRES DE PÉDOPHILIE

LETTRE PASTORALE DU SAINT-PÈRE BENOÎT XVI AUX CATHOLIQUES D'IRLANDE

1. Chers frères et sœurs de l'Église en Irlande, c'est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l'Église universelle. Comme vous, j'ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l'abus d'enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l'Église en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d'entre vous ont ressenti en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l'Église en Irlande les ont affrontés.

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DÉGRADATIONS DANS L'ÉGLISE DU SAINT CURÉ D'ARS D'ARRAS

Mardi dernier, un riverain a constaté que la porte de l'église avait été enfoncée. Il y découvre des carreaux brisés, des bancs renversés et des pots de fleurs cassés. Un lectionnaire a également été jeté à terre.

Cette affaire de vandalisme choque en tous cas profondément l'abbé Berthe, qui évoque un « manque de respect alors que la bonne nouvelle de l'amour de Jésus est une source d'espérance pour tout homme ». Et de rappeler les précédentes dégradations à l'église de Bapaume : « pour le croyant que je suis, c'est une scène de vandalisme, pire un acte de profanation ».

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Source : La voix du nord

BENOIT XVI SOUS LE FEU DES MEDIAS

Le pape adressera demain une lettre apostolique aux évêques d'Irlande sur la question des actes pédophiles au sein de l'Eglise. Ceci dans un contexte belliqueux.

Les charges contre l'Église se multiplient et ne cessent de vouloir l'abattre. Les journalistes préfèrent oublier de comparer la pédophilie dans l'Église avec la pédophilie dans les organisation scolaires, comme l'Éducation Nationale. Les journalistes préfèrent oublier de rappeler que les actes pédophiles ont lieu majoritairement dans le cadre de la famille. Les journalistes préfèrent attaquer l'Église sur le célibat des prêtres ou sur la destitution du pape plutôt que de mettre en avant les solutions qui existent pour lutter contre la pédophilie. Les journalistes préfèrent mettre en avant le silence du Vatican et de la hiérarchie plutôt que le secret de l'instruction.

Certains interrogent des spécialistes dont le nom n'est précisé nul part pour mieux mettre en avant leurs propres opinions, en dehors de toute objectivité.

Pourquoi impose-t-on le célibat aux prêtres ?

Au sein du christianisme, le célibat n'existe que chez les catholiques. Les pasteurs protestants peuvent être mariés. Dans l'Église orthodoxe, et même dans les Églises catholiques orientales, des hommes mariés peuvent être ordonnés prêtres. Le célibat, officialisé dès le IVe siècle, était tombé en désuétude et a été réaffirmé au concile de Latran (1139) puis au concile de Trente (1545-1563). Les évêques craignaient, à l'époque, que les prêtres ne disposent de biens d'Église en faveur de leurs enfants.

Rien n'est plus faux. Le célibat des prêtres n'est jamais tombé en désuétude ; il a toujours été pratiqué. Il suffit pour cela de regarder les grands saint de l'Église, de connaître la vie des Pères de l'Église. Jamais la hiérarchie catholique n'a été officiellement marié. Il est arrivé que certains, y compris des papes, aient des maîtresses, mais jamais aucun n'a concédé quoi que soit sur la question du célibat des prêtres.

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D'autres spéculent sur ce qui pourrait arriver : Que se passe-t-il en France ? Le pape peut-il démissionner si on trouve une preuve contre lui ? Slate.fr ne se gêne pas, même s'il faut souligner la rigueur journalistique qui accompagne les articles (en passant rapidement sur l'emploi du terme "option de conscience" au lieu de "objection de conscience"). Effectivement, en France, les actes pédophiles sont moins nombreux, une dizaine, eu égard à la position marginale et marginalisée qu'occupe l'Église dans la société. Depuis longtemps, les prêtres n'ont plus vraiment l'exclusivité de l'enseignement catholique ou des mouvements de jeunesse. L'article souligne la diffusion depuis 2000 d'une brochure, Lutter contre la pédophilie, au sein du clergé français pour prévenir tous les cas, à la suite de la tapageuse affaire Bissey.

Est-ce une raison pour affirmer dans un autre article que l'Église est la plus touchée ? C'est pourtant loin d'être le cas (cf l'article Unitas en lien ci-dessous). Est-ce une raison pour spéculer sur la démission du pape ? Supposer que le pape soit mêlé à ces affaires est odieux, surtout en l'absence de preuve.

Unitas a publié une synthèse à ce sujet, que nous vous invitons à consulter.

ABBEVILLE : SAINT JACQUES POURRAIT DISPARAITRE

Ni inscrite, ni classée aux monuments historiques, l'église Saint Jacques d'Abbeville risque la démolition, sous les coups d'une décision de la municipalité socialiste de la ville. Cette église est l'une des plus belles de la ville ; elle est caractéristique du style néogothique du XIXe siècle (voir les photos et la vidéo de présentation). Fragilisée par la tempête de 2004 et les gels rigoureux de cet hiver, elle présente aujourd'hui de gros risques pour les citadins. Sa restauration représenterait un investissement de 10 millions d'euros sur une durée d'un an et demi, sans garantie de résultat.

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Sauf miracle, l'église Saint-Jacques sera très prochainement détruite. « Ce n'est plus une question de sauvegarde du patrimoine, c'est une question de sécurité publique », a insisté le maire PS Nicolas Dumont, lundi, lors du débat d'orientation budgétaire. L'édifice, fragilisé depuis la tempête de décembre 2004, se trouve aujourd'hui dans un état plus que préoccupant. « Si j'écoutais les rapports particulièrement alarmistes de mes services techniques, l'église serait déjà à terre. »

Cette église est pourtant ancrée dans les cœurs des habitants d'Abbeville, qui ne veulent pas voir disparaître le monument.

C'est le cas de Louisette Maugez, 80 ans, habitante de la place depuis une cinquantaine d'années et dont la fille a été baptisée dans cette église. « Il faut la préserver, ce n'est pas possible autrement implore cette riveraine. C'est un endroit magnifique et elle n'est pas plus abîmée qu'une autre. Elle a juste besoin qu'on s'occupe un peu d'elle. »

Son voisin, Gilbert Ficot, 75 ans, partage son avis. « C'est vrai, elle est en mauvais état et certains endroits deviennent dangereux. Mais c'est une des plus belles églises d'Abbeville et ce serait dommage de s'en passer. »

Un collectif pour la protection de cette église s'est créé ; n'hésitez pas à le rejoindre.

Le patrimoine abbevillois est riche et la ville va devoir engager d’autres chantiers. Ce sera le cas, en 2010, à l’église Saint-Sépulcre (684 000 euros) et à Notre-Dame de la Chapelle (310 000 euros). « Si on veut qu’elles ne subissent pas le même sort que Saint-Jacques, c’est aujourd’hui qu’il faut intervenir » plaide Nicolas Dumont.

Ce fait ne justifie pas grand chose. Si une municipalité prétend qu'elle ne peut plus débloquer un budget pour une restauration d'église alors que ce budget peut faire vivre l'économie locale, où se trouve sa responsabilité ? Comment peut-on abandonner ainsi le patrimoine abbevillois ? Le prétexte d'un "patrimoine riche" est particulièrement fallacieux. Le patrimoine "riche" aura disparu avec cette église, au grand contentement des élus municipaux.

CROIX BRISÉE NON LOIN DE COLMAR

D'après Roland Vernizeau, auteur du blogue régionaliste Colmar régionalisme, une vieille croix non loin de Rouffach a été profanée. Située en face d'un Lidl, elle a été brisée en plusieurs morceaux, dans l'indifférence générale. Il explique :

En ce qui me concerne je ne me reconnais plus dans l'église catholique mais ce n'est pas une raison pour jeter le bébé avec l'eau du bain en ne défendant pas le patrimoine chrétien de ce pays. Nos calvaires font partie de notre héritage et de notre paysage, si nous ne sommes plus capables de nous mobiliser pour les préserver, cela signifie que notre culture et nos valeurs sont en voie de disparition avec notre accord tacite.

UN GUIDE DE MONTAGNE PROFANATEUR

Il dit avoir agi pour des raisons spirituelles et souhaité ouvrir un débat public sur l'utilité des croix érigées sur les sommets des montagnes. L'homme a été relaxé après son audition par la police.

Ce guide de montagne, qui ne présente par ailleurs pas d'antécédents judiciaires, a précisé qu'il ne concevait pas que l'Eglise impose des objets de culte, ajoutant qu'à son avis la montagne doit rester un espace de liberté partagé entre tous. Il a précisé avoir demandé à sortir de l'Eglise, a communiqué lundi le juge d'instruction fribourgeois Jean-Luc Mooser.

Une procédure pénale avait été ouverte contre inconnu suite à ces actes de vandalisme. Identifié au terme de l'enquête, l'homme a admis avoir vandalisé en octobre dernier la croix érigée au sommet du Vanil-Noir, à Grandvillard. Il a dévissé la plaque de tôle entre les deux piliers de la croix et l'a enroulée autour des tubes qui forment le mât. Il a ensuite placé un drapeau gruérien au milieu de la pièce déformée. Le guide a par ailleurs scié net, en février dernier, la croix des Merlas, située sur la commune de Bas-Intyamon, au-dessus de Grandvillard.

Source : 20minutes

SOUTIEN A BENOIT XVI

Un an après la formidable mobilisation catholique pour la défense du pape et de l'Église, Le souverain pontife est de nouveau l'objet de multiples attaques, sous prétexte de pédophilie. Les affaires se suivent et se succèdent, provoquant l'ire des journalistes contre l'Église, qui est pourtant bien moins concernée qu'une autre institution.

C'est pourquoi une pétition a été lancée. Il vous appartient de la signer et de la faire prospérer pour que sa diffusion et son ampleur mettent les ennemis de l'Église face à leurs contradictions. Cliquez sur l'image pour y accéder.

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