Régulièrement, Unitas relaie les initiatives prises au niveau local pour entretenir les églises. Les églises désaffectées sont "les pierres qui crient" dont parle l'Evangile. Elles témoignent de la foi quand tous la laissent tomber. Ces églises font parties du patrimoine ; elles font aussi patries du paysage français. L'attachement à ces églises est un sentiment largement répandu au sein de la population française. Chaque église menacée voit aussitôt une association se créer pour la défendre. Ceux qui organisent les quêtes, les repas, les tombolas et les campagnes de dons pour sauver une église ne sont pas toujours catholiques. Des maires socialistes, des libres-penseurs, ou des personnes qui ne se reconnaissent en rien si ce n'est dans l'église locales prennent souvent la tête de ces associations.
Mais pour le témoignage de foi que nous apportent ces églises, il faut combattre les dégradations du temps. De nombreuses communes ne peuvent entretenir ces églises, soit par manque de moyens, soit par manque de volonté politique.
Nous apportons dans ces colonnes notre contribution à la restauration des églises.
La restauration de Saint Laurent du Médoc devrait bientôt commencer
Un premier vitrail vient d'être reposé. La suite de la rénovation des vitraux de l'église Sainte Elizabeth, à Roubaix, devrait suivre. Le premier, dont la réinstallation était attendue depuis sept ans, a coûté 23 000 €. Les autres vitraux ne devraient pas coûter moins, pour un résultat impeccable.
Les difficultés relatives à l'entretien des églises ne sont pas négligeables. En témoigne cet article de La Croix, dont nous vous livrons quelques passages :
L’église de Saint-Cyr-l’École est froide : « Ni attirante, ni accueillante », disent les paroissiens. Pour le P. Jean-Brice Callery, curé de cette paroisse du diocèse de Versailles (Yvelines), il faut « donner une âme, une couleur à ce bâtiment austère des années 1960 ». D’où un projet de « remodelage » du chœur et la remise en état des locaux paroissiaux prévus cette année. Budget : 400 000 €. « Les fidèles ont besoin de convivialité », constate, à quelques kilomètres de là, le P. Alexandre de Bucy, curé de la paroisse Jean-XXIII à Sartrouville.
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Mais cela a un coût. Pour Sartrouville : 1 720 000 €, largement financés par la paroisse qui, après avoir vendu des biens immobiliers et lancé une souscription auprès des fidèles, a participé à hauteur d’un million d’euros. Le reste a été pris en charge par le diocèse, mais surtout par les chantiers interdiocésains.
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Une réalité que la paroisse de Villiers-le-Bel, dans le diocèse de Pontoise, connaît bien : après la fermeture de l’église du XIIIe siècle par la mairie, la salle utilisée pour les célébrations n’était plus conforme aux normes de sécurité. Elle a été rasée en 2007. Depuis, les paroissiens se retrouvaient le dimanche pour la messe dans la ville voisine d’Arnouville.
Il est donc impératif de sensibiliser les chrétiens sur l'importance de donner au fond diocésain de restauration des églises, car le denier du culte n'est plus suffisant à un tel ouvrage. Ce sera un défi majeur dans les années à venir. Des églises du XIIIe siècle peuvent disparaître.
À La Maugéon, la restauration de l'église est prévue pour 2010, malgré les difficultés financières que rencontre la ville. "La situation est saine et devrait nous permettre d'envisager le lancement de cet important projet, en même temps que les projets à l'école, à la mairie et la mise en conformité thermique de la salle des Roches-Plates" affirme le maire.
Il en va de même à Garidech, où des travaux d'études anticipant la restauration de l'église ont commencé.
À Saint-Ganton, c'est pendant la cérémonie des vœux que le maire a pu annoncer l'achèvement des travaux de restauration de l'église communale.
La ville de Ranville lance un appel au don pour la restauration de l'église, fermée depuis mai 2009 pour raison de sécurité. Les habitants s'empressent de recueillir l'argent nécessaire à sa réfection, car cette église, dont le clocher servît de point de repère pour les premiers avions du débarquement en 1944, possède une lourde charge symbolique. Ranville fût la première ville libérée par les Alliés. Chaque année, de nombreuses familles font le déplacement pour assister aux cérémonies commémoratives du débarquement. L'église a besoin de 240 000 €.
Les dons peuvent être versés à l'Association de sauvegarde du patrimoine de Ranville et tous les renseignements pourront être fournis auprès de la mairie au 02 31 78 76 08
La toiture, les contreforts, le haut des murs, le réseau de descente de pluie de l'église Saint-Michel, à Lavardens, seront refaits au cours de l'année 2010. Depuis des années, le maire travaillait sur ce dossier ; les échafaudages sont aujourd'hui en place.
A Landes-sur-Ajon, le maire a préféré une solution minimaliste pour le clocher qui a besoin d'une rénovation. Un bardage suffira. La construction d'une école et les ouvrages de voirie passe avant.
Les travaux de l'église de Béthune ne sont toujours pas achevés, alors que les paroissiens espéraient retrouver leur église pour Noël. Ce sera pour février. Cependant, la maison paroissiale rénovée est devenu le doyenné du secteur.
Il y aura également du retard dans les travaux de rénovation de l'église Saint-Christophe-des-Bois, le conseil général ayant revu ses subventions à la baisse.
Certaines églises risquent fort d'être reconverties. Ce sera probablement le cas de la chapelle Saint-Jacques de l'hôpital d'Aix, qui sera transformée en musée d'art sacré. Ce monument remonte au XIVe siècle. Il est l'un des plus anciens de la ville. Par conséquent, la mairie a décidé d'inventorier tous les objets liés à cette chapelle : tableaux, ciboires, vases, chandeliers, vêtements liturgiques, statues. Tout est pesé, pour être ensuite exposé. Cet inventaire s'accompagnera d'une restauration des peintures et du mobilier, ainsi que de travaux archéologiques.
Enfin, d'autres églises n'auront pas la chance de retrouver leur vocation d'origine. Elles sont à vendre. Généralement très délabrées, parfois en ruine, elles ne sont pourtant pas dénuées d'intérêt historique. Ainsi peut-on retrouver une église du XIe siècle, sur la commune d'Estréchure, dans le Gard, en vente sur internet pour 570 000 €. Une autre datant de 1250 est à vendre à Bayeux.
Mais les églises ne sont pas uniquement concerné : ce sont aussi les calvaires, comme à Brouay, les santons, comme on peut le voir …, ou encore les objets religieux, comme l'orgue de Notre-Dame d'Alençon.
À Brouay, la sacristie de l'église devrait également être rénovée. C'est un engagement du maire, tout comme son engagement à faire cesser les actes de vandalisme perpétrés dernièrement envers ce monument.