UN PRÊTRE AGRESSÉ

Un prêtre auxiliaire de 83 ans a été agressé et séquestré mercredi à Cailloux-sur-Fontaines (Rhône) par deux individus qui lui ont dérobé une carte bleue et un chéquier avant de prendre la fuite, a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie.

Les faits se sont déroulés vers 22H30 quand le père Jacques Gautier et son aide-ménager ont ouvert la porte du presbytère à leurs agresseurs, dont un "était encagoulé" et pointait dans leur direction "une arme de poing".

Les malfaiteurs ont ensuite attaché leurs victimes avec des cravates avant de fouiller durant une heure et demie la maison et de soutirer violemment le code de la carte bancaire au prêtre, légèrement blessé après un coup reçu à une tempe, a précisé le quotidien Le Progrès.

Après la fuite des agresseurs, les victimes ont réussi à se libérer au bout d'une heure avant de donner l'alerte. Le père Gautier a été hospitalisé.

Un appel à témoin a été lancé par la brigade de recherches de Bron (Rhône), en charge de l'enquête, selon la même source.

Source : La Croix

THIBERVILLE : UN MAIRE SE DÉFEND

À Thiberville, il s'agit désormais dune "affaire". L'affaire de Thiberville a commencé avec la révocation d'un abbé très apprécié de ses fidèles. L'assemblée dominicale avait chahuté l'autorité légitime, Mgr Nourrichard, qui était à l'origine de cette décision. Interne à l'Église catholique, Unitas n'en aurait pas parlé si l'affaire n'avait tourné à l'empoignade entre élus et laïcistes. En effet, le maire s'était exprimé en faveur du maintien de l'abbé Michel dans ses fonctions. C'est une chose que l'officine locale de l'association pour la Libre Pensée n'apprécie pas. Pour elle, le maire Guy Paris n'a pas à s'exprimer sur cette décision propre à l'Église. Pour le maire, il s'agit de l'avenir de la commune, et de l'âme de la commune qui est en jeu. Alors que l'abbé Michel rassemble de nombreux fidèles, il refuse de voir dépérir sa commune avec la fuite des fidèles.

Il y a dix ans, alors que les laïcistes lui reprochaient la sonorisation de l'église, le maire avait répondu par un article riche d'enseignements :

"On peut empêcher les avions de voler, mais pas les âmes

À une époque où la liberté de la pensée est réellement menacée par la libéralisation de l'usage de la drogue et le développement de nouvelles sectes en France, cette intervention sur la sonorisation extérieure d'une cérémonie religieuse et l'intensité des cloches d'un village le jour de marché semble vraiment venir d'un autre âge. Au nom de l'athéisme, vous vous réservez le droit de critiquer publiquement croyance et religions. Votre prétention à rappeler à mon conseil municipal les principes de la laïcité et de la séparation de l'Église et de l'État me semble déborder largement votre mission. Sachez que le conseil municipal de Thiberville RIPOSTE6THIBERVILLE.jpgest bien imprégné de ces principes de laïcité et que mes conseillers sont largement adultes et responsables pour ne pas avoir besoin des exigences d'une association afin de s'exprimer librement en réunion. Je vous renvoie pour information aux comptes-rendus de nos réunions de conseil et à la presse que vous semblez si bien utilisez. D'ailleurs, vous n'êtes pas sans savoir que depuis l'entrée en vigueur de cette loi du 9 décembre 1905, la règlementation de la pratique religieuse relève de la police du maire. Je vous rappelle que la liberté de conscience garantie par la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 suppose la liberté religieuse, qui implique la liberté d'avoir une religion, de la pratiquer et de le faire publiquement. De plus, je m'aperçois que vos données sont bien incomplètes en ce qui concerne la sonorisation extérieure de l'église et le domaine public sur notre commune. Je vous précise qu'aucune messe n'a été célébrée et diffusée à Thiberville sous mon mandat en dehors des communions solennelles ou de la cérémonie de confirmation, en présence de Mgr David, évêque d'Évreux. Il est vrai que tout particulièrement à ces occasions, notre église Saint Thaurin de Thiberville est bien trop petite pour contenir la foule de plus en plus importante des fidèles. Mais voyez-vous, notre municipalité n'a pas les moyens financiers d'agrandir l'église de la commune. Une messe en plein air est juridiquement assimilée à une procession non traditionnelle et soumise à autorisation du maire si elle susceptible de troubler l'ordre public. Ceci ne s'est jamais posé jusqu'alors et M.l'abbé Michel a toujours la politesse de me demander une autorisation préalable. N'oublions pas que toute règlementation trop restrictive en ce domaine est constitutive d'illégalité. La jurisprudence a été suffisamment éloquente dans ce domaine au début du siècle. Certes, il n'y a pas de mosquée à Thiberville, mais notre milieu rural est malheureusement en pleine mutation, se désertifie et se dépeuple du fait de notre isolement géographique déchiré entre deux Normandies. Il n'est donc pas étonnant qu'une grande partie de sa population se raccroche à ses racines profondes et à son identité culturelle. La chrétienté, qu'on le veuille ou non, fait partie de l'héritage culturel de notre monde paysan normand où la sonnerie des cloches d'un village a rythmé pendant des siècles le travail dans les champs et la vie au quotidien. Thiberville est le chef-lieu d'un canton rural qui ne renie pas son histoire et je suis sûr que tous ceux qui aiment notre terre normande nous comprendront. M.le responsable bernayen, vous habitez "Le Mascrier" et peut-être êtes-vous plus sensibles que d'autres aux ambiances sonores. A l'heure où l'usine d'aviation de M.Mudry menace de fermer avec son lot de nouveaux chômeurs potentiels, il se peut que le son des cloches de notre village vienne jusqu'à vous le jour du marché. Voyez-vous, on peut empêcher les avions de voler, mais pas les âmes…"

Guy Paris Maire de Thiberville et président de la communauté de communes du canton de Thbierville

FONTGOMBAULT : RÉCLAMATIONS LAÏCISTES CONTRE UN MAIRE

Il y a une semaine, la commune de Fontgombault, célèbre pour son abbaye, fût le théâtre d'une scène venue d'un autre âge. Mardi dernier, 19 janvier, le maire présidait la cérémonie des vœux annuels, en présence de ses administrés. Il a eu le tort de penser aux victimes haïtiennes en demandant un Notre Père et un Ave Maria.. La fédération des organisation laïques de l'Indre (FOL) ne lui pardonne pas. Celle-ci s'est empressé de contacter les journaux au lieu de demander des explications au maire. Cette mise en demeure n'est pas du goût de tout le monde.

"Ces faits ne sont pas inadmissibles dans notre société du XXIe siècle. On doit s'interroger sur ce qui a provoqué cet incident survenu en un lieu public, provoqué par un maire, officier républicain de l'État civil », commente Jean-Claude Saladin, président de la Fol de l'Indre. Il poursuit : « Ou bien il s'agit d'un transfert d'émotion (la situation dramatique d'Haïti) qui a fait oublier un instant, à cet élu, l'endroit où il se trouvait et il suffirait qu'il s'en explique et regrette cette attitude pour que la polémique soit close. Ou bien il s'agit d'un acte délibéré s'inscrivant dans un contexte de lutte contre un des fondements de notre société ».

Dans ce cas, « on s'attaque directement et délibérément à l'un des ciments de la société française, la laïcité », juge Jean-Claude Saladin qui, au-delà de « l'irrespect envers les habitants ; l'outrage à la République ; la séparation de l'Église et de l'État », appelle à « une grande vigilance pour que de tels faits ne se reproduisent pas."

Pour demander des explications, M.Saladin se sent contraint d'ameuter le ban et l'arrière-ban en étalant l'affaire dans les journaux, et en récriminant le plus possible contre un maire que la loi de 1905 n'empêche absolument pas de prier, en public s'il le souhaite. Une administrée témoigne :

Nous aurions pu faire une minute de silence, mais non, il nous a demandé de prier ! Quel outrage à la République ! La séparation de l'Église et de l'État ne Fontgombault_-_Abbaye_-_NTIC.jpgconcerne pas cette commune, apparemment ! Et puis, quel irrespect envers les habitants, les nouveaux arrivants, venus se souhaiter la bonne année ou faire connaissance ! Nous sommes en 2010, dans un État laïque et démocratique, qui garantit la liberté de pensée et de croyance. »

Les conseillers municipaux auraient été surpris ; l'un d'entre eux aurait même souhaité écrire une lettre de protestation, qui finalement reste sans suite.

Mercédès Carteron, conseillère municipale à Neuvy-Saint-Sépulchre, confie être « une catholique pratiquante très investie dans ma paroisse ». Son témoignage est intéressant : « Quand j'ai fait ma communion, il y a plus de cinquante ans, le prêtre nous disait : “ Il ne faut pas avoir honte d'être chrétien ”. Je n'ai jamais oublié cette phrase et je l'ai toujours mise en pratique. Par contre, je ne mélange pas la mairie et l'Église en respect des idées de chacun. En tant que paroissien, un maire peut appeler à la messe, les participants à prier pour Haïti ; sans faire allusion à sa position de maire ».

Le ciment de société française est en péril, doit-on comprendre. Or la loi de 1905 n'a jamais interdit à un maire de prier, puisqu'il est à même de règlementer la pratique religieuse, et de faire dire une prière s'il le souhaite. C'est au contraire un exemple de saine laïcité, qui n'enferme pas les citoyens dans un code rigide, qui ne statufie pas les maires en figeant dans le roc dogmatique de la pensée laïciste. La laïcité est vivante ; elle se pratique selon la volonté du maire, en accord avec un autre principe fondamental de la République, la liberté.

Source : Le Petit Placide

36 TOMBES PROFANÉES DANS LE CALVADOS

36 tombes ont été profanées au cimetière de Biéville-Beuville (Calvados).

Un suspect de 23 ans est toujours en garde à vue après la profanation de 36 tombes au cimetière de Biéville-Beuville, commune de 2 700 habitants au nord de Caen. De nombreuses croix ont été renversées et des ornements funéraires éparpillés.

Aperçu par des voisins, le suspect a été interpellé peu après les faits par les gendarmes. Selon le parquet du tribunal de Caen, il s'agit d'un élève ingénieur qui aurait déclaré « avoir entendu des voix et ne pas supporter les croix.»

Le suspect doit aujourd'hui faire l'objet d'un examen psychiatrique afin de déterminer s'il ne s'agit pas plutôt du geste d'un déséquilibré.

Ma Ville.com

Il est à parier qu'aucun psychiatre ne verra le côté satanique d'une telle profanation. Peut-être sera-t-il reconnu comme psychologiquement fragile avant profanations-ouestfrance_.jpgd'être relaxé. La possession n'est pas un fait reconnu par la justice. La justice s'est néanmoins montré particulièrement précautionneuse envers un profanateur, qui vient d'être condamné. Le tribunal a jugé que le fait même de faire la fête dans un cimetière est en soi une profanation :

Un jeune homme âgé de 19 ans aété condamné à un mois de prison pour avoir profané une tombe. Le 11février 2009, il avait brisé une stèle dans le cimetière de Malestroit. Le soir des faits, le prévenu était en compagnie de plusieurs autres personnes. Ils s'étaient réunis dans le cimetière, où ils avaient bu des bières et consommé des produits stupéfiants. Une altercation serait à l'origine de l'accès de colère du prévenu. Il avait fait basculer la stèle supportant une croix, qui s'était brisée sur le sol. Le parquet avait requis une peine de prison ferme, estimant «que le simple fait d'aller faire la fête dans un cimetière constitue en soit une profanation».

Le Télégramme

BOURGES : INCENDIE CRIMINEL DANS LA CATHÉDRALE

Pour la 4ème fois en un an, un édifice religieux est incendié à Bourges. La cathédrale Saint-Bonnet de Bourges est victime d'un incendie volontaire. Des chaises avaient été préalablement empilées avant d'y mettre le feu. Fort heureusement, le feu n'a pas eu le temps de se propager ; les pompiers ont sorti les chaises avant Bourges_Saint_Pierre_Contreforts.jpgque les tableaux et les statues ne soient affectées. Les incendies précédents avaient touché la cathédrale, l'église Notre-Dame et l'église Saint Pierre.

Trois camions de pompiers, la grande échelle, la cellule éclairage, ventilation et assistance respiratoire...

Ce vendredi, vers 16 h 10, la place Saint-Bonnet s'est transformée en parking pour les véhicules de pompiers venus éteindre un début d'incendie à l'intérieur de l'église Saint-Bonnet.

C'est dans la chapelle du saint sacrement, près du chœur que le feu a pris, dans trois chaises qui avaient préalablement été empilées. Les pompiers ont rapidement sorti les chaises de l'église pour les asperger d'eau. Mais une importante fumée s'est répandue dans l'édifice qui a été ventilé hier soir par deux imposants ventilateurs. Le feu n'a pas eu le temps de détériorer les murs et tableaux de la chapelle.

Pour les policiers sur place de même que pour le Père Massip, curé de Bourges, l'origine volontaire du feu ne fait aucun doute. Cet incendie n'est pas sans rappeler ceux qui, voilà plus d'un an avaient touché la cathédrale mais aussi les églises Notre-Dame et Saint-Pierre.

Toute personne qui, entre 15 h 45 et 16 h 15 aurait aperçu quelque chose de suspect près de l'église est priée de téléphoner au commissariat au 02.48.23.77.17.

Source : Le Berry.fr, via Le Salon Beige

DE LA LAÏCITE AU LAÏCISME, UNE NOUVELLE FORME D’HÉGÉMONIE TOTALITAIRE

Unitas relaie l'article de Zenit, consacré aux propos du cardinal José Policarpo, patriarche de Lisbonne.

« Manipuler le concept de laïcité pour le transformer en laïcisme est une nouvelle forme d'hégémonie totalitaire », estime le cardinal José Policarpo, patriarche de Lisbonne.

Le cardinal a affronté la question lors d'une conférence, dimanche, à l'université catholique portugaise, à l'occasion d'un forum intitulé : « Penser l'école, préparer l'avenir », organisé par la Commission épiscopale pour l'éducation chrétienne. policarpo.jpg Parlant d'une école laïque dans un État laïc, il a rappelé que la constitution de la République portugaise définit l'État comme un État laïc.

Ce statut est le fruit d'une longue évolution de la pensée et de la réalité sociale, et a pour signification, à l'origine, l'autonomie du pouvoir d'État par rapport aux autres pouvoirs, dont celui de l'Église, qui a été souverain et qu'aujourd'hui l'Église ne revendique plus et ne veut plus revendiquer ».

Pour le cardinal Policarpo, cette laïcité a du positif : « L'État n'est pas confessionnel, ce qui veut dire qu'il ne s'identifie à aucune religion, mais respecte le phénomène religieux ».

Mais ceci « suppose aussi la possibilité pour l'État et les confessions religieuses de collaborer en vue de la promotion du bien commun de la société ».

Selon lui, ce principe de coopération, « inspire tout le concordat conclu entre l'État portugais et l'Église catholique, reconnaissant, concrètement, la prédominance de l'Église catholique dans la nation portugaise ».

« Mais si l'État est laïc, a souligné le patriarche, la société ne l'est pas et, ces derniers temps, nous assistons à des courants de pensées qui vont dans une double direction ».

Le premier, a-t-il expliqué, vise à « étendre la laïcité de l'Etat à toute la société et à toutes les institutions civiles au service de la communauté, dont l'école en priorité » ; l'autre vise à « faire dévier la juste laïcité vers un laïcisme, comme une nouvelle religion, en lutte contre toute présence ou influence de la religion dans la société ».

Ceci est une nouvelle forme d'hégémonie totalitaire que l'on tente de faire passer pour de la démocratie », a-t-il affirmé.

Le cardinal Policarpo a expliqué que l'école « en tant qu'institution au service de l'éducation, ne peut être laïque dans ce sens, tout comme elle ne saurait être un espace sacré dans l'acception religieuse du terme ».

« L'école, toute école digne de ce nom, au regard de ses projets éducatifs, ne peut faire disparaître la dimension religieuse ».

Pour le cardinal, la « guerre aux symboles religieux est aujourd'hui en Europe un signal inquiétant ».

« Si l'école, parce qu'elle est de l'Etat, doit être laïque dans le sens d'une laïcité négative, cela veut dire que celle-ci, bien qu'appartenant à l'Etat, doit avoir une réelle autonomie de ‘projet éducatif' », a-t-il déclaré.

Le patriarche de Lisbonne a ensuite lancé un appel aux professionnels de l'école catholique ou formés dans la tradition chrétienne.

« N'ayez pas peur de transmettre, dans le processus éducatif, l'optique chrétienne de la liberté, de la recherche de la vérité, de la générosité en servant le bien commun, car les valeurs chrétiennes sont fondamentales dans une culture humaniste, et les suivre en les appliquant, ne veut pas nécessairement dire sacraliser l'école, mais servir la personne humaine, dans un horizon de beauté et de transcendance ».

LE PAPE DÉFEND LA LAÏCITÉ POSITIVE

La semaine qui vient de s'achever était la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Aspect majeur de la politique de Benoît XVI, cette semaine prend une dimension particulière avec les événements récents que sont la réunion à l'Église catholique de la Traditional Anglican Communion et la levée des excommunications des évêques sacrés par Mgr Lefèbvre en 1988. Prochainement, un autre groupe anglican, Forward in Faith, devrait également donner une réponse à l'invitation du pape à rejoindre l'Église catholique. Cette réponse interviendra le 22 février, jour de la fête de la chaire de Saint Pierre. Tout un symbole ! C'est pourquoi Unitas, qui tire sa raison d'être d'un souci de protéger les chrétiens, quelles que soient leurs confessions, se trouve pleinement redevables d'une telle politique. Cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens est fondamentalement un moment important pour l'association.

S'appuyant sur ses succès, le pape Benoît XVI a renforcé les convictions profondes qui sont les nôtres en parlant de laïcité positive , le 11 janvier dernier, dans son discours au corps diplomatique. Ce thème nous est très chère. Notre blogue ne s'intitule-t-il pas "Laïcité positive" ? Issu du discours de Nicolas Sarkozy au Latran en 2007, ce concept est aujourd'hui repris par le pape. Il est vrai que le Vatican préférait parler jusqu'ici de "saine laïcité" pour désigner le respect mutuel que se doivent les États et les Églises. La Croix précise la notion :

Qu’est-ce à dire ? Que la religion ne soit pas seulement admise dans son aspect purement spirituel, mais que soit aussi reconnue sa légitimité à intervenir dans l’espace public. En théorie, cela ne lui est plus contesté.

En Europe, notamment, comme l’a souligné Benoît XVI, le traité de Lisbonne donne même un espace juridique pour un dialogue régulier avec les Églises. En France, aussi, la jurisprudence constante du Conseil d’État dans son interprétation de la loi de 1905 va dans ce sens. Même si reviennent régulièrement des relents de laïcisme : ainsi, la semaine dernière, des tribunaux administratifs ont annulé à Limoges des subventions données à des manifestations culturelles, au motif qu’elles puisaient leurs racines dans le catholicisme.

En effet, le laïcisme est un courant philosophique qui vise à réduire la religion à la sphère privée, en lui interdisant toute expression publique. La laïcité dont parle le pape concerne l'écoute, le respect juridique et parfois le soutien mutuel. C'est ainsi qu'en France, l'Alsace et la Moselle disposent d'un clergé benoit-xvi.1239697843.jpgrémunéré par l'État en vertu du concordat napoléonien de 1802 ; le président français est également le dernier au monde à pouvoir nommer des évêques pour les régions déjà citées, ou à donner un avis pour les autres territoires français. Inversement, depuis la loi-cadre Debré sur l'école libre, l'État intervient dans les programmes des écoles appartenant à des associations religieuses. Enfin, l'État fut capable de reconnaître en 1907 la légitimité de l'Église en lui attribuant l'affectation perpétuelle des lieux de culte récupérés en 1905 par l'État. Ce type de laïcité préserve la paix sociale en garantissant la justice. Chacun peut exprimer publiquement sa foi, pourvu que la liberté de l'autre n'en soit pas affecté.

Le pape a donc rappelé que « la communauté des croyants peut et veut » participer à « un changement effectif des mentalités » et établir « de nouveaux modes de vie », mais que pour cela il fallait que « son rôle public soit reconnu ». Le refus d'une telle présence occasionne dans les pays occidentaux une "hostilité", voire du "mépris", pour les chrétiens. Comme vous le savez, Unitas n'a de cesse de dénoncer quotidiennement les aspects de cette hostilité anti-chrétienne. Elle provient d'un relativisme qui, pour Benoît XVI, est un « élément constitutif essentiel de la démocratie » ; ce dernier tend à « ne concevoir la laïcité qu'en termes d´exclusion ou, plus exactement, de refus de l´importance sociale du fait religieux ». Le respect des racines chrétiennes de l'Europe et des sociétés occidentales est un élément important de cette laïcité ouverte ou positive que le pape revendique. Ce dernier appelle les pays occidentaux à s'en souvenir, au moment où leurs silences couvrent les cris des chrétiens que l'on persécute en Inde (Orissa), Au Pakistan, en Palestine, en Syrie, en Algérie, en Indonésie, en Birmanie, en Malaisie, en Chine ou aux Philippines.

Source : La Croix

CHARLES AZNAVOUR SE PLAINT DE DIEU

Le séisme en Haïti a provoqué une vague d'émotions comme les médias en voient rarement. Tout le monde se mobilise pour aider du mieux possible les sinistrés d'Haïti. Parmi eux, certains artistes ont décidé de se réunir pour chanter en faveur des malheureux. C'est le cas de Charles Aznavour, qui s'est associé à charles-aznavour.jpgl'ancienne Miss France, Sonia Rolland, à Stomy Bugsy, Grand Corps Malade, Passi ou les Nèg'Marrons et d'autres encore pour enregistrer une chanson dont les profits seront reversés aux sinistrés haïtiens.

Charles Aznavour a chanté le couplet suivant : « Dieu qu’ont-ils fait de mal pour que tu les martyrises, ces enfants mal-aimés, sacrifiés, orphelins ? Ils chérissaient ton nom, vénéraient tes églises. Ils n’avaient pas grand-chose. A présent, ils n’ont plus rien. » On peut s'étonner qu'un chanteur aussi respectable que Charles Aznavour discrédite à ce point Dieu et ses serviteurs. "A présent, ils n'ont plus rien." Si, ils ont encore Dieu, et ils ne le lâcheront jamais. En effet, Dieu ne peut pas remplacer les hommes lorsque ceux-ci décident de construire des immeubles qui ne répondent pas aux normes anti-sismiques. Les hommes ont payé les erreurs et les errements des dernières décennies. De plus, attribuer à Dieu le mal qui advient sur cette Terre revient à nier la liberté humaine. Dieu a créé les hommes libres ; cela signifie que non seulement ils sont responsables de leurs actes (les réussites comme les échecs), mais ils sont également soumis à toutes les forces de la Nature. Dieu n'intervient pas directement : c'est le gage de notre liberté. Il est curieux de voir tous les intellectuels épris de liberté accuser Dieu dès lors qu'un évènement contingent de ne leur convient pas.

La vraie liberté consiste à accepter les bienfaits comme les malheurs sans jamais se laisser abattre. Contrairement à Monsieur Aznavour qui désespère de Dieu, les Haïtiens sont un peuple très croyants, qui se relèvera parce qu'ils n'envisagent pas le désespoir comme une solution.

Source : Le Parisien

Z COMME ZEMMOUR : DÉFENSE DE PIE XII

Z comme Zemmour, 18 janvier 2010. Eric Zemmour prend la défense de Pie XII comme de l'Eglise catholique.

KISS-IN LGBT DEVANT LES CATHÉDRALES DE PARIS ET DE METZ

Depuis quelques temps, un type peu commun de manifestation se répand parmi les communautés LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles et Transsexuelles), le Kiss-in. Il consiste pour les homosexuels à s'arrêter et à s'embrasser ou se tenir la main pendant cinq minutes, juste après le coup de sifflet d'un organisateur. kiss-in.jpgCette manifestation vise à montrer la présence homosexuelle dans la Cité, et à lutter contre l'homophobie. La première fût organisée le 7 juin 2009, sur la place du Trocadéro. Depuis, trois évènements de ce type se sont déroulés en France et dans le monde.

Aujourd'hui, l'annonce vient d'être faite : le prochain "kiss-in" aura lieu devant Notre-Dame de Paris, le dimanche 14 février, à 14h. Pourquoi les organisateurs ont-ils choisi Notre-Dame ? «C'est une façon d'interpeller l'Église, de questionner la religion sur la question de l'amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes», explique Arthur Vauthier, organisateur de l'évènement parisien. Le site d'informations Yagg conclut : "Que de symboles!"

Cette action est relayée par plusieurs médias : Têtu, GayClic, Veryfriendly, Zelink, Yagg. Le blogue Kiss-in contre l'homophobie fédère ces actions. Deux groupes Facebook supportent ces actions : le groupe général et le groupe coordinateur. Sur ce dernier, on peut lire la consigne :

Modèle de texte à mettre sur une page fb évènement dédiée à un kiss-in (...) : "Pourquoi le seul moment où on peut voir des homos s’embrasser dans la rue ailleurs que dans le Marais, c’est la Gay Pride ? Pourquoi il n’y a que les hétéros à pouvoir se bisouter en public sans gêner personne ? Pour ceux et celles qui pensent que ce n’est pas normal, rendez-vous tous ensemble pour des attentats aux bisous kamikazes !"

La page évènement de Facebook donne la liste des manifestations prévues. Celle de Metz se déroulera également devant la cathédrale.

MARIANNE 2, OU LE VRAI DEBAT

Le fait est suffisamment rare pour le souligner : Marianne, qui avait fait sa une de la semaine précédente sur le thème "Pie XII, le pape d'Hitler", publie aujourd'hui sur le site Marianne 2 une contestation de cette thèse : "Pie XII : et si Marianne se trompait ?" Le professionnalisme et le respect de la liberté d'expression permettent donc à ces journalistes d'envisager la contradiction et de la publier. La rédaction de Marianne 2 a su pratiquer une valeur chère à notre démocratie. Les chrétiens, qui subissent bien souvent des attaques sans aucune contradiction possible, savent apprécier le geste. photo.jpg

Devant ce dilemme, il est évident que, depuis toujours, les chefs de l’Eglise catholique se situent du côté de l’éthique de la responsabilité. Parce que, contrairement à ce que pourraient laisser penser certains, les bons chrétiens ne sont pas des adolescents attardés, et parce que l’Eglise catholique a des responsabilités effectives : entre 1939 et 1945, celle de millions de catholiques mais aussi de centaines de milliers de juifs réfugiés dans les institutions (1) !

Il y a une immaturité inouïe à imaginer que le pape aurait pu prendre la parole à tort et à travers sans se préoccuper d’abord de cette responsabilité. C’est toute la différence avec un Bernard -Henri Levy ou d’autres intellectuels médiatiques qui peuvent, à Sarajevo ou à Tbilissi, faire des proclamations destinées à passer dans l’histoire (y passeront-elles ? c’est une autre affaire) sans se préoccuper de leurs effets.

Là aussi, la pertinence de l'analyse mérite une lecture attentive de l'article. A l'heure où le mémorial de Yad Vashem étudie la possibilité de recconnaitre Pie XII comme Juste parmi les nations, espérons que les contradicteurs sauront entendre ce point de vue.

Lire notre article "AMEN", OU LA HAINE DU PAPE ET DE L'ÉGLISE pour approfondir ce sujet.

CRÈCHE VANDALISÉE

Le Salon Beige signale qu'une crèche a été vandalisée dans l'église de Marcigny (71). Le curé a du fermer l'église, en expliquant la raison sur la porte d'entrée. Il n'a pas l'intention d'en rester là.

PLOERMEL : LA STATUE DE JEAN-PAUL II INDESIRABLE

Ploërmel est une commune du Morbihan qui fit parler d'elle en 2006 lorsqu'elle inaugura avec les subventions publiques une statue de Jean-Paul II. Les libres-penseurs locaux avaient alors engagé une procédure judiciaire tout en demandant parallèlement à la nouvelle équipe municipale de déboulonner la statue. Hier, le tribunal administratif de Rennes a annulé la subvention de 4500 euros accordée à la municipalité.

Le tribunal administratif de Rennes a annulé, jeudi 31 décembre, une subvention du conseil général du Morbihan concernant la désormais célèbre statue de Jean-Paul II à Ploërmel. Motif : non-respect de l'article 28 de la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État, qui interdit d'élever ou d'apposer un signe religieux sur un emplacement public. Le 20 octobre 2006, 4 500 € avaient été accordés à la communauté de commune de Ploërmel pour la réalisation des socles de la statue et d'un obélisque.

Source : Ma Ville.com

RESTAURATION DE MONUMENTS

Exemple d'une saine collaboration entre le politique et les associations religieuses ou cultuelles, la restauration des églises et des monuments religieux est un enjeu important pour la sauvegarde du patrimoine. Aussi peut-on lire dans la presse un certain nombre de nouvelles rassurantes. La cathédrale de Cagnes-sur-mer verra son clocher restauré pour 320 000 euros. Les 312561-deux-eglises-a-vendr-4b212745_2.jpg.jpgtravaux étaient prévus depuis longtemps, mais il fallait faire des relevés orthophotographiques pour conserver toute l'authenticité du bâtiments et éviter de détruire des objets importants lors de la restauration. La commune de Trouville-Deauville adhère à la Fondation du Patrimoine pour sauvegarder certains de ces principaux monuments, parmi lesquels il faut compter l'église Saint-Hymer.

« La commune a signé une convention entre la Fondation du patrimoine et les deux associations : l'association Art et patrimoine de Saint-Hymer présidée par Jeanette Triaes et l'Association pour le renouveau du petit port Royal de Saint-Hymer présidée par Claude Suzanne. » Le conseil a retenu pour l'étude de la restauration de la charpente et de la couverture, Christophe Batard architecte des monuments historiques.

DEGRADATIONS ET PROFANATIONS MULTIPLES

Des dégradations de toutes sortes ont été constatées dernièrement sur les façades et les toits de l'église Saint Pierre à Orthez et de l'église de Départ. Pour d'autres cultes, les médias auraient parlé de profanations. Le conseil pastoral n'exclut pas un dépôt de plainte si ces agissements, qui durent depuis longtemps, devait continuer.

Ce pied-de-nez à l'église fait tordre celui de Pierre Prada, membre du conseil pastoral, qui ouvre l'édifice le matin. Obligé de nettoyer régulièrement les souillures, il a déposé une nouvelle fois une main courante à la police municipale, hier. « Il y a un moment où l'on ne peut plus prendre sur nous », confie-t-il. « C'est presque tous les jours que l'on note ce type d'exactions. Cette fois, il y avait des paquets de lardons, et des oeufs, surtout. C'est du vandalisme. Pour moi, c'est l'affaire d'une ou deux personnes malades psychiquement. »

Source : Sud Ouest

DEFENSE DE PIE XII : TEMOIGNAGES

Le Salon Beige donne le lien d'un article très intéressant d'un blogue, "La voix des Israëliens francophones", qui apporte un témoignage important sur l'action de Pie XII pendant la Seconde Guerre Mondiale. L'auteur, peu suspect de compassion pour le christianisme qu'il considère comme la racine de l'antisémitisme, explique pourquoi il est important de soutenir Pie XII et de le défendre.

Source : Terredisrael.com

OSTENSIONS LIMOUSINES : LES COLLECTIVITES DEVRONT REMBOURSER

Il a été donné suite à l'affaire que nous soulevions, il y a quelques temps, celle des ostentations subventionnées par les communes. Comme activités traditionnelles, les communes ont estimé qu'elles pouvaient valoriser ce patrimoine. Il n'en a pas été de même pour le tribunal. Les collectivités locales devront remboursées les sommes versées aux associations. Ainsi la commune du Doras devra rembourser dans les trois mois 12000 euros au Conseil Général de la Haute-Vienne et au Conseil Régional. Elles pourront également les réclamer des associations bénéficiaires.

Le tribunal administratif, saisi par treize militants d'associations de défense de la laïcité et de la libre pensée, a considéré "l'intérêt culturel touristique et économique non négligeable" des ostensions qualifiées de "cérémonies traditionnelles".

Mais les magistrats ont estimé que "dès lors qu'elles trouvent leur fondement même dans la vénération de saints catholiques et que leur objet est la présentation au public des reliques de saints, elles ne peuvent pas être considérées comme ayant perdu leur caractère de cérémonie de culte de la religion catholique".

La confrérie de Saint Martial est particulièrement choqué par cette décision. L'exemple d'une saine laïcité était donné par cette collaboration, car de nombreux laïcs non-catholiques y étaient présents ; en compromettant cette politique, les laïcistes et libres-penseurs ne font que fossoyer la laïcité en tentant de réduire les chrétiens au silence, même s'il faut éradiquer les traditions pour cela. Ces grandes fêtes populaires sont l'occasion de rassembler au-delà des clivages.

Les communes disposent néanmoins de quelques mois pour faire appel de cette décision.


Ostenstions limousines : les collectivités locales devront rembourser

Source : La Croix

LE DÉLIT DE BLASPHÈME EST-IL UNE SOLUTION ?

Plusieurs articles relaient l'action d'un groupe d'athées irlandais cherchant à revenir sur une récente loi voté par les députés irlandais. Cette loi prévoit des amendes jusqu'à 25 000€ pour quiconque blasphémerait. Ces athées mettent en avant un certain nombre de citations, y compris des citations de l'Evangile pour montrer qu'il s'agit là d'une erreur.

Contrairement à ce que fait Rue 89, on ne peut pas mettre en parallèle la réaction des religions à la critique. La tentative d'assassinat de Kurt Westergaard ne peut être un prétexte à stigmatiser les élus irlandais, dans la mesure où le catholicisme irlandais, principales religion concernée, ne développe pas de menaces terroristes.

La loi est ainsi formulée : croix-inversee.jpg« Des propos grossièrement abusifs ou insultants sur des éléments considérés comme sacrés par une religion, et choquant ainsi un nombre substantiel de fidèles de cette religion. »

Ce que réclame Atheist Irland, c'est la possibilité d'insulter gratuitement les religions, car ce sont bien les propos grossiers qui seront condamnés, et non la critique des religions.

Est-il alors judicieux d'instaurer un délit de blasphème ? Il existe à part entière en Allemagne, en Espagne, au Danemark ou aux Pays-Bas. En France, la loi sur la liberté de la presse punit « à la discrimination, à la haine ou à la violence » liées à l'appartenance à « une religion déterminée ». Depuis 1919, en Alsace et en Moselle sous régime concordataire, un blasphème peut être puni de trois ans de prison.

Cependant, il faut rappeler que l'Eglise catholique fut la seule religion à ne pas reconnaître le délit de blasphème défini par la conférence de Durban II, c'est-à-dire que l'Eglise a refusé de condamner la critique des religions. Ce délit de blasphème n'est en effet qu'une façon de faire taire les contestations. L'Eglise considère qu'au contraire, il faut y répondre pour maintenir la foi. Cependant, ce fait n'est juste que dans la mesure où cette contestation ne prend pas les apparences de l'insulte, du dénigrement, du mépris. Aujourd'hui, en France, les catholiques sont constamment l'objet de vexations prononcées au nom de la liberté d'expression. Les caricatures, les critiques, les articles de blogues sont bien trop souvent vulgaires, grossiers et discriminatoires. N'apportant rien au débat, ces provocations méritent d'être sanctionnées. En revanche, la critique des religions est tolérable. En Irlande, la notion de blasphème se réduit à l'insulte inutile et haineuse contre les religions. Or, dans toutes les démocraties, les insultes et les appels à la haine ne peuvent être reconnues comme une liberté ou un droit.

Source : Rue 89

CES ÉGLISES TOULOUSAINES EN DÉTRESSE

La Dépêche fait le point sur la restauration des monuments toulousains, plus particulièrement des églises. Le journal conclut que ce sont des restaurations qui coûtent chères. Or les églises et presbytères appartiennent à eglise-du-Taur.jpgl'Etat et aux collectivités locales en tant que patrimoine national ou local. Il appartient donc de faire leur devoir en restaurant ces églises.

En 2009, la ville a consacré près d'un million d'euros à l'entretien des lieux de culte. 100 000 € pour la réfection de la toiture, de la charpente de la nef et du chœur de Saint-Exupère, plus de 200 000 € pour restaurer l'église Saint-Nicolas, ou encore 385 000 € pour retaper la couverture de l'église Saint-Jérôme… Beaucoup d'argent public, mais pas grand-chose en comparaison avec les trois gros chantiers à venir : Ensemble conventuel des Jacobins. Après les 65 000 € nécessaires à la réfection des toitures basses des chapelles du couvent, l'an dernier, la mairie va participer à hauteur de 400 000 € au chantier de rénovation de l'aile est des Jacobins pour lequel les Bâtiments de France interviennent également.

Il est important de préciser que c'est la rançon d'un passé historique que d'entretenir des édifices cultuels ou culturels. Les considérations financières ne doivent pas occulter l'intérêt architectural ou historique de chacune de ces églises.

FLAGRANT DÉLIT

Parfois, la Providence intervient. Un voleur de tronc d'église vient d'être arrêté, pris en flagrant délit de cambriolage au Carmel de Lisieux. Ce type de vol est très fréquent, même si les médias n'en parle pas beaucoup, et il est particulièrement préjudiciable, car les églises comme les autres monuments religieux ne sont pas assurés, eu égard au manque de sécurité du à la libre circulation des personnes.

Alors qu’un premier pilleur de troncs avait été surpris le mois dernier, à la basilique de Lisieux, c’est un second voleur qui vient d’être pris en flagrant délit, par le recteur de la basilique lui-même… Mais cette fois-ci au Carmel. Sans lien avec le précédent voleur, l’homme, un Rouennais de 61 ans, a été surpris alors qu’il tentait de s’introduire dans le couvent. Étant en récidive pour deux vols de même nature, le prévenu a été déferré, aujourd’hui, à la maison d’arrêt de Caen pour purger les 11 mois de prison auxquels il est déjà condamné à Rouen. Il sera présenté devant le tribunal de Lisieux pour cette nouvelle affaire.

Source : Ma Ville.com

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