JEAN-LUC MÉLENCHON SAPE L'ÉGLISE

Tout au long de la campagne, Jean-Luc Mélenchon n'aura eu de cesse de critiquer l'Église. Cette fois-ci, il accuse l'Église catholique de se positionner contre le droit des femmes. Le texte est particulièrement violent envers l'Église.

L’EGLISE CONTRE LES FEMMES

Ennemie historique de ce que tous les progressistes nomment les «droits des femmes», l’église catholique en France, comme dans le reste de l’Europe, reprend ses bannières de combat sous l’impulsion du pape et des réseaux intégristes. Comme on le sait en Amérique latine, sans trêve ni limite, et dans le sud de l’Europe, c’est par le biais de la lutte contre le droit à l’avortement que l’église reprend pied sur la scène politique d’où elle a été expulsée du fait de ses OFRTP-FRANCE-GAUCHE-MELENCHON-20081129accointances criminelles dans un passé récent avec les régimes dictatoriaux. En France c’est nouveau. Mais le 17 janvier 2010, la « marche pour la vie » des anti-avortement à Paris était soutenue par 24 évêques, dont le «primat des Gaules», le cardinal Barbarin, évêque de Lyon. Pour la première fois quinze mille personnes se retrouvées pour cette mauvaise action. Ce secteur de l’église est dorénavant présent dans les élections, ouvertement, après avoir longtemps marché à couvert du Front National. Et c’est ainsi qu’il y a donc une « Liste chrétienne » présentée pour les élections régionales en en Ile de France. Cet évènement est entouré d’un silence protecteur. Il passe inaperçu et sans commentaires d’aucun horizon. Imaginons ce que serait l’accueil réservé à l’existence d’une «liste musulmane» ! Pourtant cette liste ne peut manquer de soulever le débat. Si toutefois le débat a encore sa place dans une élection et si l’on prend au sérieux le fait que des gens y proposent de représenter leurs idées dans les assemblées de notre République. Les partisans de celle-ci défendent « l’identité française et de l’identité chrétienne de la France ». Leur profession de foi affirme qu’ « être chrétien peut être un positionnement politique en lui-même ». L’essentiel de leur propos est qu’ils proposent de voir la région financer des alternatives à l’IVG dans les hôpitaux et, bien sur, de renforcer les financements de l’enseignement privé. La composition de la liste est aussi agressive que le titre et la profession de foi.

L'Église catholique souhaite avant tout le respect de la dignité humaine, femme ou homme. Il faut respecter la femme, mais il faut aussi respecter les hommes. Pour elle, ce respect passe par la sacralité de la vie. Personne n'interdit ce débat, sauf M.Mélenchon. Plus loin, il souligne le "fanatisme" de la liste chrétienne aux élections régionales qui, dans une réponse à l'une de ses attaques, avait rappelé les massacres de l'idéologie socialo-communiste qui prédomine dans le parti de Jean-Luc Mélenchon. Ce genre d'insulte est-il une manière de pratiquer le débat démocratique ? Dans tous les cas, M.Mélenchon est un ardent partisan de l'inquisition politique...

Source : Carnet de campagne de JL Mélenchon

ENCORE UNE EGLISE PROFANÉE

Hier entre 9h et 18h30 plusieurs dégradations ont eu lieu à l'église de Saint-Etienne-des-Oullières (69) près de Villefranche-sur-Saône. Les portes étaient Ste_Clotilde_Paris.jpglibrement ouvertes, un ou plusieurs individu(s) en ont profité pour s'introduire dans le bâtiment et jeter au sol des livres de prières et d'autres documentations présentes. Les chaises ont été renversées et une banderole détachée d'un pilier puis déposée sur l'autel avant d'être incendiée. Le curé de la paroisse n'a pu que constater les dégradations en fin de journée, il a immédiatement prévenu la brigade de Belleville-sur-Saône. Les gendarmes sont venus constater les dommages matériels, ils ont effectuer des prélèvements et des relevés d'empreintes,plusieurs photos ont été prises. L'enquête suit son cours.

Source : Lyon Capitale.fr

CARICATURE

Le Courrier Picard illustre les propos de Elton John, convaincu que le Christ était homosexuel, par cette caricature :

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Elton John avait déclaré dans Parade :

«Je pense que Jésus était un gay compatissant et super-intelligent, qui comprenait les problèmes humains. Il a pardonné à ceux qui l’ont crucifié. Jésus voulait que nous nous aimions et que nous accordions le pardon. Je ne sais pas ce qui rend les gens si cruels. Essayez d'être lesbienne au Moyen-Orient, autant être morte!»

Mais il avait également dit :

«Je pense que la religion promeut la haine envers les homosexuels. Elle transforme les gens en lemmings haineux.»(The Observer, 1996)

PROFANATION DE LA BASILIQUE SAINT DONATIEN DE NANTES

A Nantes, après le saccage de l’église Saint Clément il y a une semaine, où des statues et des meubles religieux ont été vandalisées, c’est la basilique Saint Donatien qui a été la cible d’une agression anti-catholique le dernier week end de février. Un immense sigle anarchiste et des slogans de haine anti-religieuse ont été peint sur le portail d’entrée. « Brule ton église » clament les profanateurs. Alors que les dégradations d’églises se multiplient en France dans l’indifférence la plus totale des pouvoirs publics, les autorités de la ville de Nantes vont-elles enfin réagir à cette provocation au crime ? Ou faudra-t-il attendre que les vandales aient mis le feu à un édifice religieux ?

C'est en ces termes qu'une profanation de la basilique Saint-Donatien est rapportée sur le blogue des Zouaves du pape.

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PROFANATIONS D'OXELAËRE : ABSENCE TOTALE DE REPÈRES

Les suites de la profanation du cimetière d'Oxelaëre révèle que les trois jeunes adolescents arrêtés jeudi matin n'en étaient pas à leur première profanation. Âgés de 15 à 16 ans, ils s'étaient déjà attaqués au cimetière de Cassel dans la nuit du 12 au 13 décembre 2009, profanant 17 tombes. Ils sont donc inculpés pour 61 profanations de tombes, et risque jusqu'à sept ans de prison devant le tribunal pour enfants. Souhaitant à tout prix que l'on parle d'eux, ils avaient agi sans idéologie particulière, mais de façon à ce qu'il y ait une couverture médiatique. Loin de regretter les faits, l'un d'eux s'est dit plutôt "content" de la diffusion de l'information. Cet aveu pose problème : le scepticisme de ces adolescents atteint un tel niveau que la mort elle-même n'est plus respectée. Ils pourraient profaner la tombe de leurs ancêtres qu'ils n'en éprouveraient aucun remords.

Source : La Voix du Nord et France 24

MGR PODVIN SOUTIENT MGR DUBOST

Dans Famille Chrétienne, Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France, revient sur le communiqué de Mgr Dubost contre les profanations d'églises.

Profanations d’églises : le coup de sang de Mgr Dubost, évêque d’Évry

La réaction de Mgr Dubost après la profanation d’une église de son diocèse reflète-t-elle un sentiment partagé par l’ensemble des évêques de France ?

Tout à fait. Je crois que sa réaction a été très appréciée par les évêques. Ceux qui en ont pris connaissance ont trouvé qu’il s’agissait d’une manière saine de rappeler la nécessité de respecter tous les cultes. C’est une colère constructive, comme Mgr Dubost en est capable. Il est normal que nous posions une Mgr-Podvin.jpgexigence dans la reconnaissance de notre dignité. Et il est sain que cela soit rappelé par un évêque qui est très engagé dans le dialogue interreligieux. La réaction de solidarité publiée par le Conseil français du culte musulman montre d’ailleurs l’estime que lui portent les représentants des autres religions.

Le christianisme souffre-t-il vraiment de discrimination ?

Je ne parlerais pas de discrimination. Mais j’ai le sentiment que la société française entretient une passivité culturelle, un sentiment d’habitude par rapport au christianisme. Son imprégnation dans la société fait que nous avons été amenés à être réactifs quand étaient atteintes les autres religions, ce qui est une très bonne chose. Mgr Dubost a d’ailleurs dit dans son communiqué qu’il se réjouissait que les atteintes envers les juifs et les musulmans soient condamnées. Le problème n’est pas entre les religions, mais plutôt dans une sorte de banalisation des violences envers le christianisme. Je crois qu’il reste des miasmes d’une gestion conflictuelle de la laïcité. La société a beaucoup de mal à reconsidérer le christianisme dans sa dignité, et fait preuve d’ingratitude envers lui. Et ce qui est vrai pour les agressions dénoncées par Mgr Dubost me semble repérable, aussi, dans le traitement que font les médias du christianisme.

Que faut-il attendre des pouvoirs publics ?

S’il pouvait seulement y avoir une équité dans les réactions publiques, ce serait déjà énorme ! Mgr Dubost ne demande rien d’autre, quand il évoque le « silence étourdissant » qui entoure les profanations d’églises. On a cru que le christianisme faisait partie des meubles, qu’il n’avait pas besoin d’être défendu, mais ce n’est pas vrai. Les catholiques ont un droit au respect, à l’expression, à l’image. C’est aussi cela, le respect de la liberté religieuse.

Sophie le Pivain

UNE ÉGLISE EN PASSE D'ÊTRE SAUVÉE

Le blogue de Béatrice de Andia, blogue de l'Observatoire du Patrimoine Religieux, transmet l'annonce selon laquelle L'église de Dreuil-Hamel (Airaines)sera cédé pour un euro symbolique à l'association de sauvegarde du monument.

Dans un courrier adressé à l'OPR, en date du 28 janvier 2010, le maire d'Airaines nous informe que : " (…) devant la charge financière représentée par les travaux de sauvegarde de l’église de Dreuil-Hamel, le conseil municipal a décidé de céder à l’euro symbolique ce patrimoine cultuel à l’Association de Sauvegarde de l’Eglise de Dreuil Hamel et de procéder à une division parcellaire pour octroyer un périmètre non bâti autour de l’édifice cultuel, le reste de la propriété non bâtie demeurant le domaine privé de la commune. "

eglise_Dreuil_1.jpg eglise_Dreuil_2.jpg lettre_Dreuil.JPG

ERREURS HISTORIQUES

Il y a des erreurs historiques qui perdurent malgré les explications données et répétées à travers les écrits, les cours, et les articles. L'erreur selon laquelle le concile de Mâcon, au VIe siècle, aurait discuté sur l'existence de l'âme de la femme en fait partie. Dans Valeurs Actuelles, Stéphane Denis colporte pourtant l'idée que le concile de Nicée aurait du déterminer si la femme avait une âme. Ourte le fait que le concile de Nicée n'ait jamais porté sur l'âme de la femme, on se réfère plutôt au concile de Mâcon, un concile épiscopal local, sans valeur universelle. Même là, l'interprétation des faits est largement exagérée. Lisons plutôt ce qu'en dit le blogue de Patrice de Plunkett :

Aucun concile, et surtout pas le concile oecuménique de Nicée, n'a jamais discuté de la question de l'existence de l'âme des femmes !

Cette légende, qui a la vie dure, vient du concile de Mâcon en 585 (concile local et non oecuménique). Un évêque peu cultivé et comprenant mal le bas-latin avait demandé si le mot "homo" dans la Bible signifiait l'homme (masculin) ou l'être humain. Manifestement cet évêque confondait "homo" et "vir", "άνθρωπος" (anthrôpos) et "άνήρ" (anêr), "ανδρος" (andros) au génitif.

Les évêques lui rétorquèrent qu'il s'agissait évidemment de l'être humain, sans distinction de sexe, et l'affaire fut close.

A aucun moment, il n'a été question de savoir si la femme avait une âme. Comment aurait-il pu en être autrement dans une Eglise qui honorait Marie plus que tout autre, qui a mis sur les autels nombre de femmes, qui baptisait évidement les femmes comme les hommes !

Ces propos sont corroborés par les commentaires à l'article de Valeurs Actuelles :

Un détail me laisse perplexe dans ce texte : l'allusion au concile de Nicée (ou de Mâcon selon les sources) qui aurait disputé de l'existence ou non d'une âme chez la femme. Cette légende défie les siècles mais elle ne repose sur aucun fondement historique. Et surtout, elle se révèle en contradiction totale avec la place de Marie et des femmes qui accompagnaient Jésus dans les Evangiles, mais également des nombreuses saintes et martyrs des débuts de l'époque chrétienne A noter aussi que l'expansion du christianisme doit bp à la conversion de nobles patriciennes... Merci à Stéphane Denis de ne pas colporter cette rumeur

Dans son livre Histoire des Française, Alain Decaux est plus précis que cela :

« Lors de chaque combat livré par des femmes, on affirme qu'en 585, un concile s'est tenu à Mâcon pour trancher d'une épineuse question : la femme a-t-elle une âme ? On écrit là-dessus comme s'il s'agissait d'un fait historique démontré. D'autres interviennent alors - non moins opportunément - pour s'écrier qu'il s'agit d'une légende, tout juste bonne, comme toutes les légendes, à jeter aux orties. Il faut dire la vérité. Si l'on consulte la liste complète des conciles, on s'aperçoit qu'il n'y a jamais eu de concile de Mâcon. En revanche, on trouve en 586 - et non en 585 - un synode provincial à Mâcon. Les «Actes» en ont subsisté. Leur consultation attentive démontre qu'à aucun moment, il ne fut débattu de l'insolite problème de l'âme de la femme. Le synode s'est borné à étudier - avec un grand sérieux - les devoirs respectifs des fidèles et du clergé.

Alors ? D'où vient cette légende si solidement implantée ? N'aurait-elle aucune base ? Si. Le coupable est Grégoire de Tours. Il rapporte qu'à ce synode de Mâcon, un évêque déclara que la femme ne pouvait continuer à être appelée «homme». Il proposa que l'on forgeât un terme qui désignerait la femme, la femme seule. Voilà le problème ramené à son exacte valeur : ce n'était point un problème de théologie, mais une question de grammaire. Cela gênait cet évêque que l'on dît les hommes pour désigner aussi bien les femmes que les hommes. L'évêque trouva à qui parler. On lui opposa la Genèse : «Dieu créa l'homme mâle et femelle, appelant du même nom, homo, la femme et l'homme.» On lui rappela qu'en latin, « homo » signifie : créature humaine.

Personne ne parla plus du synode de Mâcon jusqu'à la Révolution française. En pleine Terreur, pour défendre les femmes dont on voulait fermer les clubs, le conventionnel Charlier, en une belle envolée oratoire, demanda si l'on était encore au temps où on décrétait, «comme dans un ancien concile, que les femmes ne faisaient pas partie du genre humain». Le 22 mars 1848, une citoyenne Bourgeois devait franchir une nouvelle étape dans l'altération des textes. A la tête d'une délégation du Comité des «Droits de la femme», elle remettait aux membres du gouvernement provisoire une pétition tendant à obtenir le droit de vote pour les femmes et commençant par ces mots : «Messieurs, autrefois, un concile s'assembla pour décider cette grande question : savoir si la femme a une âme…» Bouclée, la boucle. Les quelques lignes de Grégoire de Tours, définitivement déformées, étaient entrées dans le patrimoine définitif de la crédulité publique.»

Alain Decaux - Histoire des Françaises (Librairie Académique Perrin, Paris, 1972, pp.133-134)

TROIS MINEURS ARRÊTÉS POUR PROFANATION

Suite à la profanation de 47 tombes dans le Nord, à Oxelaëre, trois mineurs ont été arrêtés hier matin. Des croix gammées inversées avaient été retrouvées sur les tombes. Les motivations des jeunes, qui avaient également attaqué d'autres monuments, ne sont pas encore connues. Mais les progrès de l'enquête sont particulièrement appréciables, dans la mesure où le taux de résolution des affaires de profanations n'atteint pas 20% des enquêtes.

Cimetière

UNE STATUE DE JEANNE D'ARC DÉFIGURÉE

A Lille, rue Solférino, la statue de Jeanne d'Arc a été habillée de rose, avec des commentaires anti-chrétiens. Les associations LGBT dénoncent ce fait, tandis que les Flamands Roses accusent nommément l'extrême droite de stigmatiser la communauté LGBT.

Un accoutrement flashy avec oriflammes au slogan pro-LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) provocateur : « Godes save the Queers (homosexuels) ». À première la-statue-de-jeanne-d-arc-deguisee-en-r-283752.jpgvue, une action de militants LGBT. Une pancarte renforce cette idée revendicative et politique. Dans un langage cru et avec un doigt d'honneur, elle pose la question de la sexualité d'une Jeanne d'Arc dénigrant le débat sur l'identité nationale : « Je ne suis pas la pucelle catho fasciste pour qui on m'fait passer. » Ce symbole de l'histoire de France, devant lequel se rassemble chaque 1er Mai le Front national, n'a pas été choisi au hasard.

Mais aucune signature. Le mystère plane donc sur les auteurs de cet acte, à une date a priori sans signification particulière. Serait-ce plutôt une mauvaise blague d'étudiants ? Le témoignage de la gérante du café-tabac de la place introduit cette possibilité : « Ça s'est passé vers 15 h 30. Ils étaient huit jeunes. Les filles étaient déguisées en danseuses avec des collants roses. Il y en a une, on aurait dit une punk et elle s'est même rasée la tête. Deux garçons les filmaient. Ils avaient l'air de bien s'amuser. C'était folklorique. Ça a duré une demi-heure. » L'une des femmes est venue régler un achat : « Je lui ai demandé ce qu'ils faisaient. Elle m'a répondu que c'est des étudiants de la fac, pour des travaux d'art plastique. Mais certaines poses qu'elles prenaient, ce n'était pas de l'art plastique... C'est curieux quand même. »

Source : La Voix du Nord

MGR HERVÉ GIRAUD, ATTAQUÉ SUR FACEBOOK

Mgr Hervé Giraud, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin depuis 2008, titulaire d’un DEA de théologie morale à l’Institut catholique de Paris et président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale fait l'objet d'attaques particulièrement grossières sur Facebook. Le nom de cette page Facebook donne la tonalité des propos qui y sont tenus : « Courir nu dans une église en poursuivant l’évêque. » A ce jour, le groupe compte près de 12 165 « fans ». Il y a de quoi s'inquiéter d'un tel anti-christianisme sur Facebook.

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On chercherait vainement pendant des heures la raison d'une telle attaque. Internet ne fournit aucune information. Ce sont d'ailleurs l'ensemble des évêques qui font l'objet de cette attaque. L'image de Mgr Giraud a été choisi par hasard. Mais l'attaque est complètement gratuite. N'hésitez donc pas à "signaler cette page" si vous avez accès à Facebook.

Source : Novopress

UN CLIP ANTI-CHRÉTIEN DIFFUSÉ SUR GAYCLIC

Le site GayClic est spécialisé dans l'information à destination des communautés LGBT. Effet du kiss-in du 14 février ? Simple envie de provoquer ? Dans tous les cas, il se distingue aujourd'hui pour diffuser un vidéo-clip parfaitement anti-chrétien, montrant un monastère comme un lupanar où se déroulent des orgies festives, aux forts relents pornographiques.

Le site publie le synopsis suivant :

Il était une fois, un jeune et beau garçon qui se baladait innocemment dans un petit village... Au détour d'une ruelle, il croisa le regard d'une jeune et jolie jeune fille qui buvait de l'eau à la fontaine. La jeune fille, un peu coquine, partit dans la forêt pour se baigner toute nue dans un étang... Le jeune homme, un peu naïf, décida de la suivre... Après une course folle à travers les bois, la jeune fille se réfugia dans une abbaye... Le jeune homme pénétra également dans ce lieu mystérieux. Mais... ce qu'il ne savait pas, c'est que la jeune fille venait de lui tendre un piège diabolique... Hin !! Hin !! Hin !! Hin !! (rire diabolique)... Brrrrrrrr !! Ça fait froid dans le dos !

Le caractère profondément sexuel des images diffusées ne nous permet pas de le faire sur le blogue de la laïcité positive.

Hébergé par Dedibox, il est possible de protester contre cette diffusion haineuse, notamment par le lien suivant : https://console.dedibox.fr/accueil/abuse/, ou à l'adresse commercial@dedibox.fr

CETTE FOIS, IL FAUT ARRETER

Mgr Michel Dubost publie un communiqué suite au silence médiatique couvrant la profanation de l'église de Morangis, saint sacrement compris :

Cette fois, il faut arrêter !

MgrDubost L’église de Morangis a été victime d’un acte de vandalisme. Le Saint Sacrement y a été profané. Je suis heureux de voir avec quel empressement les pouvoirs publics, les politiques, la presse et l’opinion publique se révoltent lorsqu’une mosquée ou une synagogue est attaquée. KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAJe m’en réjouis et je me joins à ceux qui dénoncent de tels délits. Mais cet empressement général rend étourdissant le silence à propos des églises. Bien plus, à la suite d’un certain nombre de vol et de profanations, j’avais émis l’idée de mettre sur pied une commission « cambriolage » pour visiter les églises, étudier, pour chacune d’entre elles, les dispositions à prendre pour augmenter la sécurité contre le vol, faire l’inventaire de ce qui pouvait être pris et le photographier. On m’a fait savoir que je n’en avais pas juridiquement le droit… et qu’il serait mis en place une commission officielle. Les exactions continuent. Les pouvoirs publics sont donc responsables par leur carence. Personnellement, je n’arrive pas à m’habituer aux profanations… S’il faut hurler, nous hurlerons. Après tout, nous aussi, nous sommes des citoyens.

+ Mgr Michel Dubost Évêque d’Évry - Corbeil-Essonnes Le 19 février 2010

Source : Evry Catholique

47 TOMBES PROFANÉES DANS LE NORD

47 tombes du cimetière de la commune d'Oxelaëre, dans le Nord, ont été profanées jeudi soir. Trois de ces tombes sont celles de soldats du Commonwealth ; mais l'aspect xénophobe des profanations ne semble pas être privilégiés par les enquêteurs. Il reste à étudier la piste anti-chrétienne. Des croix gammées inversées ainsi que des inscriptions ont été retrouvé vendredi.

Des locaux administratifs aux abords du cimetière, des panneaux de signalisation de la commune, ainsi qu'un vieux fourgon ont également été tagués et des poubelles renversées. Les enquêteurs ne ferment aucune piste, même si la connotation xénophobe n'est pas privilégiée en raison de la variété des dégradations. Une enquête a été confiée aux gendarmes d'Hazebrouck et de Steenvoorde.

UNE CATHÉDRALE PROFANÉE

Via Le Salon Beige, nous apprenons que la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon fait l'objet de nombreuses dégradations :

Après le saccage de la balustrade de la cathédrale (Le Télégramme d'hier) et des dégradations sur le littoral, la série de vandalisme se poursuit sur la commune de Saint-Pol-de-Léon. Dans la nuit de lundi à mardi, des individus s'en sont pris à quatorze vitres du lycée du Kreisker et du bâtiment du BTS, rue du Collège. Des morceaux de granit provenant de la rambarde de la cathédrale ont été retrouvés avec les débris de verre. Le montant du préjudice est estimé à 8.000EUR. Cette même nuit, on a observé également des boîtes aux lettres arrachées, des toilettes publiques saccagées et des plantations dévastées.

CAROLINE FOUREST ENFONCE LE CLOU CONTRE LE PAPE

Après sa chronique partisane de la semaine dernière, contre laquelle nous avions réagi, Caroline Fourest renouvelle ce vendredi matin ses attaques contre l'Église. Revenant sur les évènements du 14 février, elle insiste sur le comportement violent des chrétiens avant d'attaquer le pape Benoît XVI, puis le pape Pie XII.

Le kiss-in devait avoir lieu sur parvis de Notre-Dame, "histoire d'interpeller l'Église sur son rôle dans la propagation de l'homophobie, qu'elle confond parfois avec de la pédophilie." Caroline voulait certainement parler de la confusion entre l'homosexualité et la pédophilie, non l'homophobie et la pédophilie. Mais passons sur ces amateurismes. L'Église ne confond pas l'homosexualité et la pédophilie ; elle les considère comme deux passions désordonnées. RF_OMM_0000000779_ITE.jpgL'homosexualité n'est pas lié à la pédophilie, mais le désordre des passions peut entraîner un homosexuel vers la pédophilie. Face à la réaction catholique, la préfecture a interdit l'accès au parvis. Caroline Fourest en profite pour faire passer les provocateurs pour des amoureux, comme s'ils étaient innocents de toute volonté de provoquer inutilement.

Ce qui lui permet d'enchaîner sur la seconde partie de sa chronique. Le titre de la chronique est "Baiser du Vatican". Benoît XVI recevait les évêques irlandais qui avaient dissimuler les actes pédophiles commis dans leurs diocèses depuis les années 50. 46 prêtres sont en accusation suite à la publication de deux rapports sur cette question. Il y aurait eu 440 victimes de viol. 11 prêtres ont été condamnés. Loin de nier ses responsabilités, les responsables ecclésiastiques avouent ne pas avoir su gérer ces atteintes profondes en adoptant une stratégie peu efficace. Aujourd'hui, cette stratégie, qui fut également un échec aux États-Unis, fait grand bruit. En effet, en Amérique, ce sont des milliers de victimes qui se sont déclarées. Le pape Benoît XVI, ancien cardinal Ratzinger, est accusé de n'avoir pas entendu les victimes des pédophiles, pour ne pas gêner la lutte contre le communisme engagée notamment par l'Église en Amérique latine.

Le communiqué du Vatican regrette les errements du clergé catholique :

"Ils ont examiné ensemble le long échec des autorités ecclésiastiques du pays à éradiquer sérieusement les abus sexuels commis sur des mineurs par des prêtres ou des religieux. Tous ont convenu que cette grave crise à engendré une perte de confiance en la hiérarchie et eu un effet négatif sur le témoignage chrétien et l'enseignement moral de l'Église. La réunion, qui s'est déroulée dans un esprit de prière fraternelle et de collégialité, de franchise et d'ouverture, a offert aux évêques des lignes directrices pour les aider à faire front à la situation de leurs diocèses". (...) "Le Pape a observé que ces abus sexuels sur des mineurs ne sont pas qu'un crime atroce mais aussi un péché grave qui offense Dieu et blesse la dignité de la personne créée à son image. Conscient de ce que cette situation douloureuse ne se résoudra pas facilement, il a encouragé les évêques à faire front aux problèmes du passé avec détermination et à la crise actuelle avec courage et honnêteté. Il a également dit son espoir de ce que cette rencontre aide à l'unité épiscopale, aide les évêques à parler d'une seule voix dans les décisions à prendre pour soigner les blessures. Cela passe par un ravivement de la foi dans le Christ et dans la restauration de la crédibilité de l'Église, spirituelle et morale".

Contrairement à ce qu'affirme Caroline Fourest, ce n'est pas la première fois que le pape condamne le scandale de la pédophilie. Jean-Paul II avait demandé à ce que les conférences épiscopales dénonce les pédophiles dès 2002. On pourrait citer bien d'autres interventions de l'Église dans ce domaine. En avril 2008, lors de son voyage aux Etats-Unis, le pape avait déjà fermement condamné la pédophilie, en souhaitant que les prêtres condamnés n'exercent plus aucune activité :

« Les prêtres pédophiles doivent être totalement exclus de la prêtrise (…) Notre honte est profonde et nous ferons tout notre possible pour qu'une chose pareille ne se renouvelle jamais plus à l’avenir (…) Il est plus important d’avoir de bons prêtres que d’avoir beaucoup de prêtres 2 (…) Quand je lis les témoignages des victimes, il m’est difficile de comprendre comment il a été possible que des prêtres aient trahi leur mission qui est d’apporter du soulagement, de transmettre l’amour de Dieu à ces enfants (…) Plus jamais de prêtres pédophiles ! »

Depuis la révélation de ces affaires, le pape n'a cessé de condamner les erreurs de la hiérarchie épiscopale en Irlande. Mais Caroline Fourest n'en a que faire. Elle conclut en disant : "On a pourtant l'impression que les silences de Pie XII ne sont pas les seuls à devoir être élucidés." Affirmation d'une totale mauvaise foi, elle préfère éluder l'ensemble des éléments qui appuient la béatification de Pie XII.

Ce n'est pas la première fois que le pape fait l'objet d'attaques répétées. En octobre 2006, le BBC interprétait de manière particulièrement abusive un document, "Crimen Sollicitationis", écrit en 1962, pour affirmer que l'ancien cardinal Ratzinger était au courant des affaires de pédophilie. Aussitôt dénoncé par le clergé anglais et par Catholic World News, cette manœuvre visait à attaquer le pape. En réalité, ce document, signé par le cardinal préfet du Saint-Office, Mgr Ottaviani, n'énonce pas de directives pour protéger les prêtres pédophiles, mais rappelle le règlement à suivre en cas de "sollicitation", c'est-à-dire dans les cas de prêtres tentant les fidèles, que les fidèles soient majeurs ou non, que les tentations soient sexuelles ou non. Jugé secret par la BBC, ce document est connu depuis 2001. En 2005, des avocats américains avaient tenté de l'utiliser pour mettre le pape en accusation dans une affaire de prêtre pédophile au Texas. Le gouvernement avait tempéré leurs ardeurs. Loin de réagir sur la question des prêtres pédophiles, ce document reprenait une norme de 1867 du Saint-Office. Ce document dit notamment la chose suivante : "de peur que ces crimes demeurent cachés et impunis avec un grand dommage pour les âmes..." Il rappelle une norme édictée par Benoît XIV en 1741 selon laquelle il est du devoir de chaque fidèle de dénoncer les prêtres fautifs dans le cadre de la confession. Le fidèle qui ne le fait pas alors qu'il sait que son devoir implique de dénoncer le prêtre fautif en confession est passible de l'excommunication. Très technique, ce document est suffisamment compliqué pour que des journalistes puissent lui faire dire n'importe quoi. Concrètement, la pédophilie y est traité comme "le pire des crimes", à dénoncer absolument. Le plus triste est bien sûr que les évêques avertis aient abdiqué leurs autorités pour cacher ces crimes. Jean-Paul II, comme le cardinal Ratzinger, peuvent condamner autant qu'ils veulent, si les évêques refusent de dénoncer publiquement les fautifs, personne ne peut le faire. En droit canonique, le pape ne peut empiéter sur les pouvoirs épiscopaux.

Les accusations contre le cardinal Ratzinger constituent donc une manœuvre de déstabilisation des médias, reprise par toute la presse. Car il ne fait aucun doute que si Crimen Sollicitationis avait été correctement utilisé aux États-Unis et en Irlande, la crise que traverse actuellement l'Église aurait été largement désamorcée.

Lors de son homélie d'intronisation, le pape avait demandé à prier pour qu'il "ne se dérobe pas, par peur, devant les loups." Les loups sont là...

Il reste un dernier élément, à ne pas oublier lorsque l'on parle de pédophilie. En 2007, le rapport américain “Sexual Abuse in Social Context : Catholic Clergy and Other Professionals” (Special Report by Catholic League for Religious and Civil Rights), basé sur les informations diffusées dans la presse ou sur les communiqués officiels, affirmait que la pédophilie était proportionnellement moins importante dans le clergé catholique que dans toutes les autres institutions. Il y a eu moins de 1,5% de prêtres pédophiles aux Etats-Unis, contre 5% d'instituteurs, 3% de pasteurs protestants et 12% de psychologues en contact avec des enfants. En France, une circulaire interne du 4 septembre 2007 du ministère de l'Éducation Nationale demandait de signaler les cas d'abus sexuels. En février 2008, 345 affaires avaient été révélées. Récemment encore, des affaires de professeurs pédophiles étaient révélées ( en Savoie, à Mouscron, à Carcassonne, à Montpellier, dans le Loiret, dans la Loire, etc...)

PROFANATION D'UNE ÉGLISE

Vie Le Salon Beige, Ouest-France écrit :

La « Bible de Pierre », des sculptures reproduisant à l’identique six scènes bibliques et situées sur les deux rouleaux d’archivolte de la haute baie centrale de la façade extérieure de l’église Sainte-Eulalie, à Benet, a été vandalisée hier dans la journée. Les moulages, installés à l’entrée de l’église reposent sur un bloc posé sur une estrade en bois. Ces copies sont présentées en exposition dans l’église depuis trois ans. « Quand je suis allé fermer l’église mercredi soir, j’ai vu des morceaux de bougies ainsi que du plâtre dispersé dans l’église », explique Louis Morandeau, curé de la paroisse. « J’ai découvert deux statues qui étaient abîmées. L’un des personnages avait le bras cassé et sur l’autre sculpture, il manquait les cornes de la chèvre. »

« Ces statues sont des copies des sculptures ornant le fronton de l’église. Elles ont servi à faire les moulages qui sont mis en scène à l’abbaye de Nieul-sur-l’Autise. Ce sont les parties saillantes qui ont été cassées », confirme le maire de Benet Daniel David. Une plainte a été déposée à la gendarmerie de Maillezais.

NOUVELLE PROFANATION A CROISSY SUR SEINE

D'après l'agence de presse Novopress, le cimetière de Croissy-sur-Seine a été profané. L'agence cite le quotidien Le Parisien.

Unitas ne peut vous transmettre plus d'informations pour le moments. Internet n'en parle pas. Le plus malheureux est de constater que, finalement, de nombreuses profanations ne sont pas portées à l'attention du public.

PROPOS NAUSÉABONDS DE CAROLINE FOUREST : RÉAGISSONS !

Caroline Fourest est une chroniqueuse régulière sur France Culture, fondatrice de la revue féministe laïciste Prochoix. Elle intervenait ce RF_OMM_0000000779_ITE.jpgmatin et en qualifiant les catholiques indignés par le Kiss-in LGBT du 14 février d'extrémistes de droite. Elle s'en prend également au pape Jean-Paul II d'une manière scandaleuse.

Elle ouvre sa chronique en définissant le kiss-in et en expliquant qu'il devant avoir lieu Place Jean-Paul II, renommé ainsi "en hommage à un pape qui, (…) toute sa vie, a confondu pédophilie et homosexualité, pour mieux combattre les droits des homosexuels, non sans couvrir les viols commis par certains de ses prêtres sur des enfants." Rappelant les méfaits des organisations LGBT comme le violent mariage homosexuel d'Act Up en 2005, le die-in d'Act Up en 2009, elle déplore le déplacement par la préfecture de police du Kiss-in. Pour elle, il s'agissait de "questionner la religion sur la question de l'amour". En réalité, Arthur Vauthier avait déclaré : "C'est une façon d'interpeller l'Église, de questionner la religion sur la question de l'amour et du mariage entre gays et entre lesbiennes". C'est un peu plus précis que ce qu'en dit Caroline Fourest.

La violence de cette chronique, les affirmations gratuites et non-argumentées, ainsi que la diffamation envers les catholiques qui s'indignent de ce kiss-in dévoilent un anti-christianisme primaire qui n'accepte pas le débat et le dialogue avec la religion catholique.

Unitas vous invite donc à souligner votre désaccord auprès de la radio France-Culture :

Radio France

Cliquer ici pour réagir

Ou bien appeler au 3230 (0,34 Euro la minute).

DÉFENSE DU PATRIMOINE : CES ÉGLISES QUE L'ON MENACE

Régulièrement, Unitas relaie les initiatives prises au niveau local pour entretenir les églises. Les églises désaffectées sont "les pierres qui crient" dont parle l'Evangile. Elles témoignent de la foi quand tous la laissent tomber. Ces églises font parties du patrimoine ; elles font aussi patries du paysage français. L'attachement à ces églises est un sentiment largement répandu au sein de la population française. Chaque église menacée voit aussitôt une association se créer pour la défendre. Ceux qui organisent les quêtes, les repas, les tombolas et les campagnes de dons pour sauver une église ne sont pas toujours catholiques. Des maires socialistes, des libres-penseurs, ou des personnes qui ne se reconnaissent en rien si ce n'est dans l'église locales prennent souvent la tête de ces associations.

Mais pour le témoignage de foi que nous apportent ces églises, il faut combattre les dégradations du temps. De nombreuses communes ne peuvent entretenir ces églises, soit par manque de moyens, soit par manque de volonté politique.

Nous apportons dans ces colonnes notre contribution à la restauration des églises.

La restauration de Saint Laurent du Médoc devrait bientôt commencer

Un premier vitrail vient d'être reposé. La suite de la rénovation des vitraux de l'église Sainte Elizabeth, à Roubaix, devrait suivre. Le premier, dont la réinstallation était attendue depuis sept ans, a coûté 23 000 €. Les autres vitraux ne devraient pas coûter moins, pour un résultat impeccable.

Les difficultés relatives à l'entretien des églises ne sont pas négligeables. En témoigne cet article de La Croix, dont nous vous livrons quelques passages :

L’église de Saint-Cyr-l’École est froide : « Ni attirante, ni accueillante », disent les paroissiens. Pour le P. Jean-Brice Callery, curé de cette paroisse du diocèse de Versailles (Yvelines), il faut « donner une âme, une couleur à ce bâtiment austère des années 1960 ». D’où un projet de « remodelage » du chœur et la remise en état des locaux paroissiaux prévus cette année. Budget : 400 000 €. « Les fidèles ont besoin de convivialité », constate, à quelques kilomètres de là, le P. Alexandre de Bucy, curé de la paroisse Jean-XXIII à Sartrouville. (…) Mais cela a un coût. Pour Sartrouville : 1 720 000 €, largement financés par la paroisse qui, après avoir vendu des biens immobiliers et lancé une souscription auprès des fidèles, a participé à hauteur d’un million d’euros. Le reste a été pris en charge par le diocèse, mais surtout par les chantiers interdiocésains. (…) Une réalité que la paroisse de Villiers-le-Bel, dans le diocèse de Pontoise, connaît bien : après la fermeture de l’église du XIIIe siècle par la mairie, la salle utilisée pour les célébrations n’était plus conforme aux normes de sécurité. Elle a été rasée en 2007. Depuis, les paroissiens se retrouvaient le dimanche pour la messe dans la ville voisine d’Arnouville.

Il est donc impératif de sensibiliser les chrétiens sur l'importance de donner au fond diocésain de restauration des églises, car le denier du culte n'est plus suffisant à un tel ouvrage. Ce sera un défi majeur dans les années à venir. Des églises du XIIIe siècle peuvent disparaître.

À La Maugéon, la restauration de l'église est prévue pour 2010, malgré les difficultés financières que rencontre la ville. "La situation est saine et devrait nous permettre d'envisager le lancement de cet important projet, en même temps que les projets à l'école, à la mairie et la mise en conformité thermique de la salle des Roches-Plates" affirme le maire. Il en va de même à Garidech, où des travaux d'études anticipant la restauration de l'église ont commencé.

À Saint-Ganton, c'est pendant la cérémonie des vœux que le maire a pu annoncer l'achèvement des travaux de restauration de l'église communale.

La ville de Ranville lance un appel au don pour la restauration de l'église, fermée depuis mai 2009 pour raison de sécurité. Les habitants s'empressent de recueillir l'argent nécessaire à sa réfection, car cette église, dont le clocher servît de point de repère pour les premiers avions du débarquement en 1944, possède une lourde charge symbolique. Ranville fût la première ville libérée par les Alliés. Chaque année, de nombreuses familles font le déplacement pour assister aux cérémonies commémoratives du débarquement. L'église a besoin de 240 000 €. Les dons peuvent être versés à l'Association de sauvegarde du patrimoine de Ranville et tous les renseignements pourront être fournis auprès de la mairie au 02 31 78 76 08

La toiture, les contreforts, le haut des murs, le réseau de descente de pluie de l'église Saint-Michel, à Lavardens, seront refaits au cours de l'année 2010. Depuis des années, le maire travaillait sur ce dossier ; les échafaudages sont aujourd'hui en place.

A Landes-sur-Ajon, le maire a préféré une solution minimaliste pour le clocher qui a besoin d'une rénovation. Un bardage suffira. La construction d'une école et les ouvrages de voirie passe avant.

Les travaux de l'église de Béthune ne sont toujours pas achevés, alors que les paroissiens espéraient retrouver leur église pour Noël. Ce sera pour février. Cependant, la maison paroissiale rénovée est devenu le doyenné du secteur. Il y aura également du retard dans les travaux de rénovation de l'église Saint-Christophe-des-Bois, le conseil général ayant revu ses subventions à la baisse.

Certaines églises risquent fort d'être reconverties. Ce sera probablement le cas de la chapelle Saint-Jacques de l'hôpital d'Aix, qui sera transformée en musée d'art sacré. Ce monument remonte au XIVe siècle. Il est l'un des plus anciens de la ville. Par conséquent, la mairie a décidé d'inventorier tous les objets liés à cette chapelle : tableaux, ciboires, vases, chandeliers, vêtements liturgiques, statues. Tout est pesé, pour être ensuite exposé. Cet inventaire s'accompagnera d'une restauration des peintures et du mobilier, ainsi que de travaux archéologiques.

Enfin, d'autres églises n'auront pas la chance de retrouver leur vocation d'origine. Elles sont à vendre. Généralement très délabrées, parfois en ruine, elles ne sont pourtant pas dénuées d'intérêt historique. Ainsi peut-on retrouver une église du XIe siècle, sur la commune d'Estréchure, dans le Gard, en vente sur internet pour 570 000 €. Une autre datant de 1250 est à vendre à Bayeux.

Mais les églises ne sont pas uniquement concerné : ce sont aussi les calvaires, comme à Brouay, les santons, comme on peut le voir …, ou encore les objets religieux, comme l'orgue de Notre-Dame d'Alençon. À Brouay, la sacristie de l'église devrait également être rénovée. C'est un engagement du maire, tout comme son engagement à faire cesser les actes de vandalisme perpétrés dernièrement envers ce monument.

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