Comme le ressac de l'océan, les attaques contre le pape se poursuivent imperturbablement. Elles détruisent, elles écrasent, elles oppriment sans même prendre en compte les faits qui s'opposent à une vision simpliste des choses.
Peut-on vraiment considérer que certaines erreurs soient involontaires ? Un prêtre a été retrouvé mort à Marseille, il y a quelques jours. Aujourd'hui, le Foreign Office britannique s'excuse pour un document officiel préconisant au pape de lancer une marque de préservatif à son effigie, de bénir une union homosexuelle ou d'inaugurer un avortoir lors de sa venue en Grande-Bretagne.
La démission récente de l'évêque de Bruges pour un acte pédophile ne fait qu'envenimer les choses. Les médias se déchaînent donc contre le pape. Les insinuations les plus graves courent sur le moindre prêtre auquel il arrive quelque chose. A propos de ce prêtre mort à Marseille, l'AFP se sent obligé de préciser :
Selon l'entourage du prêtre, l'homme était dépressif, a ajouté le procureur, soulignant que «rien d'anormal dans sa vie privée ou dans son ordinateur n'a été retrouvé»
Parmi les médias le plus virulents envers le pape, se trouve notamment le site internet Slate. Réputé pour ses articles de qualité, ce média d'origine anglo-saxonne se distingue néanmoins par sa partialité et son manque de professionnalisme quand il s'agit de traiter du catholicisme et du pape. Extrêmement rares sont les interventions dédouanant le pape de l'entière responsabilité des crimes pédophiles commis sous l'autorité de certains prêtres. L'état d'esprit délétère qui s'y répand produit des articles dont les catholiques comprennent très bien la finalité : "Le pape peut-il démissionner ?" Pour clore le tout, le média préfère voir de l'humour dans la bévue diplomatique anglaise déjà mentionnée.
Dans le concert des insultes contre le pape, Act Up reprend sa vieille rhétorique antichrétienne. Après avoir violemment agressé le recteur de la cathédrale de Paris en 2005, après avoir traité le pape d'assassin, l'association homosexuelle de lutte contre le sida avoue haïr l'Église en déclarant que le Vatican est un État criminel.
Nous en avons assez des sermons haineux et homophobes et nous continuerons à mener une guerre sans merci contre cette propagande morbide. La haine de son prochain, c’est ce que nous retiendrons du Vatican
Certains choisissent de rester originaux. Ils s'intéressent alors aux femmes de prêtres, celles qui ont épousé un prêtre, et qui souvent doivent se cacher. Le festival "Le prêtre fait son cinéma" aborde ainsi la question. Derrière ces attaques, le célibat des prêtres, l'autorité de l'Église, l'autorité du pape, l'action diplomatique du Vatican et la foi catholique sont moqués, salis, traînés dans la boue pour satisfaire les plus violents des antichrétiens assumés. Le cardinal Castrillon Hoyos y voient même une campagne de la franc-maçonnerie. Rue 89 remet également en question le secret de la confession, en l'assimilant honteusement à une sorte de "secret professionnel" alors qu'il s'agit avant tout du secret de l'âme, du rapport intime de la personne avec Dieu.
Tout le monde se laisse aller. Puisque les catholiques ne sont pas violents et ne ripostent pas, les journalistes et les caricaturistes ne posent plus aucune limite à l'opprobre publique. La conférence des évêques de Suisse a réussi à faire retirer une caricature particulièrement violente envers le pape. Plantu laisse libre cours à son inspiration antichrétienne.
La réaction catholique n'intéresse pas. Les médias n'y prêtent pas attention, comme si ces gestes ne signifiaient rien. Le pape a écrit une lettre ouverte aux évêques irlandais, faisant ainsi profiter l'ensemble des chrétiens de la richesse des enseignements de l'Église sur ce qu'il est bon de faire contre la pédophilie. Il incite notamment les coupables à se dénoncer publiquement aux autorités. Il a rendu hommage aux victimes des abus, et n'a pas hésité à les recevoir pour leur présenter les excuses officielles de l'Église. De même, les différents rapports montrent maintenant que l'Église est moins touchée par la pédophilie que les autres institutions encadrant les enfants (cf notre article). Plusieurs évêques ont ainsi été contraints de démissionner.
Mais peut-être les choses sont-elles en train de changer. En effet, l'affaire Polanski ainsi que la polémique récente sur Frédéric Mitterrand laissent à penser qu'il existe deux poids deux mesures dans le traitement médiatique de la pédophilie. C'est ce qui explique le parallèle analysé par Rue 89 entre l'affaire Polanski et le pape, à l'avantage du pape. Le lecteur attentif sait également que Google vient d'être condamné au Brésil pour diffamation ; l'entreprise avait laissé passer un commentaire insinuant sur le réseau social Orkut qu'un prêtre identifié était pédophile. Rue 89 a également invité récemment Vincent Aubin, philosophe catholique, pour exprimer son point de vue sur la crise actuelle de l'Église. Le compte-rendu de Rue 89 est fortement teinté d'un scepticisme peu respectueux, mais l'intention reste louable.
Mais les faits sont décidément têtus. Ils révèlent finalement que chacun adore son Dieu. Il faut attendre le scandale pédophile du joueur de football Franck Ribéry, coupable d'avoir eu des "relations tarifées" avec une mineure pour que Slate.fr s'interroge soudainement sur les conditions légales qui permettent de condamner un acte pédophile.
L'hypocrisie est à son comble. Et les médias risquent de s'enfoncer encore dans le discrédit.

texte volontairement bref (l'« Appel à la vérité », ndlr) qui ne glose pas, qui dit en peu de mots, non pas l'appartenance à un parti, à une corporation, mais une confiance dans la foi et l'amour.
Ce ne sont pas les victimes qui crient le plus fort

Ce couple de chrétiens engagés vient quasiment chaque jour de la semaine à la cathédrale, nettoyer bénévolement l’édifice religieux et faire le compte de l'argent des quêtes.
Mais ce lundi, ils sont tombés nez à nez avec un voleur en train de piller les troncs de l’église. Ce dernier, armé d’un couteau, a menacé le couple afin d’obtenir les clés du coffre de la sacristie et comme le couple refusait de les lui donner, il l’a agressé.

