LA FRANC-MAÇONNERIE S'OPPOSE AUX CRUCIFIX DANS LES CLASSES
Dralach » vendredi, décembre 4 2009 16:17
Laïcité positive
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Le Blog Maçonnique nous apprend que le Grand Orient de France, la Grande Loge Féminine de France, la Fédération Française du Droit Humain et la Grande Loge Mixte de France ont diffusé le 26 novembre 2009 un communiqué fondamentalement anti-chrétien.
Le 23 novembre 2009, cinq députés européens italiens ont déposé une proposition écrite sur "la liberté d’exposition dans les lieux publics de symboles religieux représentatifs de la culture et de l’identité d’un peuple".
Dans cette proposition, ces parlementaires européens demandent "que soit reconnu le plein droit de tous les Etats membres de l’Union européenne
d’exposer également des symboles religieux dans les lieux publics ou les établissements institutionnels, là où ces symboles sont représentatifs de la tradition et de l’identité de tout le pays et sont par conséquent des éléments fédérateurs de l’ensemble de la communauté nationale, respectueux de l’orientation religieuse de chacun".
Cette proposition se veut une offensive directe contre la décision récente de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) qui a défini la présence des crucifix dans les établissements scolaires italiens comme "une violation du droit des parents d’éduquer les enfants selon leurs convictions".
Bien au contraire, les Obédiences maçonniques adogmatiques signataires saluent cette décision de la CEDH en faveur de la laïcité en Europe et de l’indispensable neutralité qui doit caractériser les établissements scolaires en matière de liberté absolue de conscience.
L’Ecole doit en effet former des citoyens et non des croyants, dans le respect de la conscience de chacun.
Attachés aux principes laïques et à la séparation des Eglises et de l’Etat qui doit en découler, les Francs-Maçonnes et les Francs-Maçons dénoncent vivement l’initiative de ces parlementaires européens et demandent à leurs collègues de rejeter cette proposition porteuse d’un communautarisme religieux inacceptable.
Ces loges franc-maçonnes nient donc l'évidence des racines chrétiennes de l'Europe, en déclarant que le crucifix doit être retiré des salles de classe, y compris quand l'école est gérée par l'Eglise ou le diocèse. Que disent-elles à la Diète, le parlement polonais, qui vient d'exprimer son inquiétude "face aux décisions qui enfreignent la liberté de culte, au mépris des droits et des sentiments des croyants, et qui détruisent la paix sociale" ? Cette résolution a été adoptée par 357 députés contre 40 et moins cinq abstentions.
Il est de plus tout à fait légitime de se demander en quoi la présence d'un crucifix peut empêcher l'école de former des citoyens. En quoi cette présence dispense-t-elle le professeur de former des citoyens ? Jamais un professeur n'a été empêché par un crucifix ; chrétien ou non, le crucifix n'a aucun impact sur l'enseignement en lui-même. Seuls les cours d'instruction religieuse peuvent avoir cet impact. Le jugement de la cour européenne a profondément perturbé les italiens, qui se lancent aujourd'hui dans une campagne de soutien massif à la présence des crucifix dans les salles de cours. Plusieurs partis politiques et plusieurs personnalités se sont indignés de ce jugement.
Par ailleurs, ces mêmes loges expriment dans un autre communiqué des thèses inverses. Pour critiquer la notion de "diffamation des religions" comme délit, elles écrivent :
En démocratie, la Liberté de penser et d'exprimer sa pensée est réelle et ne comporte que les limites du trouble à l'ordre public. Partant, et hors de ce cadre, il ne peut pas être porté atteinte à la liberté d'expression, qu'elle soit littéraire, artistique, et quel qu'en soit le support. Le respect des religions, comme de tout ensemble de penser est un dû pour chaque citoyen, dès lors que leurs expressions publiques ne constituent pas elles-mêmes un trouble à l'ordre public ! C'est ainsi que le concept de "diffamation des religions", pourrait s'opposer à la liberté d'expression. Ce serait inacceptable. La liberté d'expression est un droit fondamental dans nos institutions républicaines.
Ce communiqué a été publié pour réagir à la décision prise par l'ONU d'étudier la légalité de la votation suisse contre les minarets, car les loges ont observé que le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU est sujet à de très fortes pressions. Elles y affirment clairement que "le respect des religions ... est un dû pour chaque citoyen, dès lors que leurs expressions publiques ne constituent pas elles-mêmes un trouble à l'ordre public !". Nous pouvons donc légitimement nous demander : en quoi la présence des crucifix constitue un trouble à l'ordre public ? Aucun. "Le respect des religion est un dû". Il faut donc en prendre acte. Selon le premier communiqué, les crucifix sont "une violation du droit des parents d’éduquer les enfants selon leurs convictions". Pourtant, les parents sont libres d'inscrire leurs enfants dans les écoles qu'ils souhaitent ; ils sont également libres d'en créer. Les convictions parentales ne sont pas remises en question par la présence des crucifix. S'ils inscrivent les enfants dans une école dont les responsables choisissent d'assumer la culture chrétienne, ils sont libres, et personne ne les contraint. En revanche, le choix des parents d'inscrire leurs enfants dans une école qui assume la culture chrétienne serait contraire aux droits des parents. Pourquoi la cours de justice européenne se permet-elle alors de les condamner, en supprimant les crucifix des classes ? Pourquoi ces loges franc-maçonnes se croient-elles autoriser à contester la volonté des parents d'inscrire leurs enfants dans une école chrétienne ? Pourquoi veulent-elles interdire ce choix aux parents ? La position de ces loges est intenable, car une minorité ne peut imposer ses propres convictions et ses propres références.
Pour parachever son refus catégorique de la religion et sa haine du christianisme, le président de la Fédération Française du Droit Humain se complaît à écrire :
Lorsque des responsables religieux tentent de mêler ce qui relève du dogme à ce qui concerne le soin de l’humain et la vie des citoyens, le résultat pourrait n’être que risible s’il n’était proprement scandaleux. Le Pape s’ingénie à tenter de planter le coin de la doctrine de l’Eglise catholique là où elle n’a plus rien à faire depuis bien longtemps. Ses propos de prédicateur moyenâgeux qui manifestent un mépris de la personne humaine et de ses droits, qui constituent un déni de justice profondément choquant, qui affichent un désintérêt total pour la vie, postulent une fixation aveugle à des principes fondés sur la croyance et totalement dépassés.
Qu’il s’agisse de la complaisance à l’égard du révisionnisme, qu’il s’agisse de l’excommunication de personnes qui n’ont fait que réparer en conscience un crime dont le responsable, lui, est considéré comme pouvant toujours faire partie de la communauté chrétienne, qu’il s’agisse de contraception et de SIDA, la position dogmatique réaffirmée contre toute considération humaine, est étrangère à nos valeurs de Francs-maçons du Droit Humain.
Il est choquant de constater un tel déni de démocratie. Le refus d'observer les arguments du pape et de l'Eglise ne peut être plus flagrant. Qu'un certain nombre de scientifiques, comme Edward Green, directeur du projet de recherche pour la prévention du sida à Harvard, aient soutenu le pape sur la question du préservatif ne l'intéresse pas. Le débat doit être tranché, dans le sens de la Fédération. Et l'Eglise doit être culpabilisée. Une telle intolérance antidémocratique ne peut favoriser le vivre-ensemble, tant la justice est absente de ce type de considérations.
d’exposer également des symboles religieux dans les lieux publics ou les établissements institutionnels, là où ces symboles sont représentatifs de la tradition et de l’identité de tout le pays et sont par conséquent des éléments fédérateurs de l’ensemble de la communauté nationale, respectueux de l’orientation religieuse de chacun".